Mazunte (2/?) : Au bord de la mer, la vie est un long fleuve tranquille

dimanche 13 février 2011

Je n'avais jamais trouvée une atmosphère aussi détendue. Même les gringos sont sympas. De ce fait, la West Coast mexicaine reste essentiellement préservée du tourisme de masse ... Et il est vrai qu'ici que Marie Jeanne est aussi vénérée que la Vierge de Guadalupe.
La rythmique est en place ... le bruit des vagues qui s'écrasent sur la plage s'entend jusque sur les collines. La mélodie suit ... au son des grillons, des oiseaux et du craquement de l'arbre mort auquel j'ai attaché mon hamac.... Seuls les camions de ravitaillement (gaz, eau, poubelles, oranges, bière, etc.) viennent troubler la tranquillité régnante ici.

El demonio

Cette ambiance se révèle encore plus affirmée à punta Cometa, point le plus au Sud de l’Etat de Oaxaca. C'est la grosse attraction du coin. On y accède par les rochers ou par un chemin dans la forêt. On ne vient pas voir les comètes s’écraser, mais le coucher du soleil dans l’océan. Ainsi, les romantiques, poètes et autres hippies en phase avec la nature se rassemblent ici en fin d’après midi. Les rares nuages présents rougissent (mieux, ils s'orangisent). Le feu s'unit avec l'eau pendant quelques secondes... Ensuite, c'est toujours la m**de de devoir rentrer dans l'obscurité mais le spectacle vaut le coup ... au moins une fois par jour.
D’autant plus que punta Cometa recèle de petits coins ou il fait bon s’arrêter quelques minutes (souvent quelques heures), comme le célèbre jacuzzi, seul véritable endroit ou la baignade n’est pas dangereuse. Personne ne tente même de se mettre à l’eau à playa Cometa, en contrebas de la pointe. Dans les rochers, n’en parlons pas. De nos jours, fumer tue, boire tue, manger tue, respirer tue, forniquer tue. L’Océan Pacifique tue aussi. Même notre frisbee y est passé…

Playa Cometa
 
Même si Mazunte vit aujourd'hui essentiellement du tourisme (à son échelle), quelques «locos» partent pêcher le requin en pleine nuit, en haute mer, dans des barques d'à peine 5-6m de long (en gros la taille du requin). Les moins téméraires (et moins psychopathes), se contentent de pêcher les poissons dans les rochers.
On est donc contents quand ça se retrouve dans notre assiette, que ce soit version tacos (de crevettes ou de poisson ... frits évidemment, sinon c’est pas marrant) ou version barbecue (mais la il faut faire les braises et c’est l’effort du jour).

Il est vrai que le poisson est une denrée bon marché. A Pochutla, la «métropole» du coin, on en trouve à 10 pesos l'unité (0,7 euros, valable pour une personne), dans un bon vrai marché comme on les aime. Un labyrinthe de bruit et l'odeur (comme le disait un des plus grands mafieux français dont on ne se lasse pas. En plus on trouve plus de choses qu'à Carrefour.

Vous l’aurez compris, on reste scotché à Mazunte comme le sable nous colle aux pieds. Le séjour continue…

Tout est bon dans l'poisson!

Nunca había visto un lugar tan tranquilo y relajado. Hasta los gringos son buena onda. De hecho, la West Coast mexicana aun esta preservada del turismo de masa. Y es verdad que aquí María Juana es tan venerada como la Virgen de Guadalupe.
La rítmica sueña… el ruido de las olas que se atropellan se escucha hasta en los cerros. La melodía sigue… al canto de los grillos, de los pájaros, y del árbol muerte al cual está atada mi hamaca… Solamente los camiones (de gas, agua, basura, naranjas, chelas, etc.) vienen romper esta suave música.

Puesta del sol en punta Cometa

Este ambiente se siente más en Punta Cometa, el punto lo más al sur del Estado de Oaxaca. Es la gran atracción del área. Accedemos por las rocas o por un caminito en el bosque. La gente no viene para ver a las cometas, sino la puesta del sol en el mar. Así, los románticos, poetas y otros hippies en adecuación con la naturaleza se juntan aquí al atardecer. Las nubes se vuelven rojas y naranjas. El fuego y el agua se unen durante unos segundos. Y siempre es un pedo regresar en la oscuridad pero el espectáculo vale la pena, al menos una vez al día.
Además, en Punta Cometa se encuentran unos rinconcitos agradables, como el jacuzzi, único lugar donde se puede bañar sin peligro. En playa Cometa, debajo de la punta, nadie se avienta a echarse al mar. Menos en las rocas. Así es, fumar mata, tomar mata, comer mata, respirar mata, follar mata. El pacifico también. Hasta se llevó nuestro frisbee, para siempre…


Aunque Mazunte viva esencialmente del turismo, unos locos siguen saliendo a pescar el tiburón, por la noche, en alta mar y en lanchas de 5-6 metros de largueza (más o menos el tamaño de los tiburones). Los menos valientes (y menos enfermos)  se quedan en tierra para pescar en las rocas.
Nosotros estamos felices cuando todo eso cae en nuestro plato, que sean en tacos (de camarón o pescado) o a la parilla (pero en este caso hay que meter mano a la obra y hacer el esfuerzo del día).

De hecho, el pescado se encuentra aquí muy barato. En Pochutla, “metrópolis” de la región, lo encontramos a 10 pesos el pez, en un verdadero mercado sureño. Un labirinto de ruido y olores.

Lo entendieron, me quedo pegado a Mazunte como la arena se queda pegada a mis pies. La estancia sigue…

Playa Cometa

Mazunte (1/?) : un pie en el paraiso

mardi 8 février 2011

Septembre 2009 ... les premiers articles du blog commençaient a fuser depuis Buenos Aires. Janvier 2011, je suis toujours la pour vous faire partager l´aventure latino-américaine (qui n´en fini pas!), vous balancer des pures photos dans la troche et, comme d´habitude, continuer a sortir des blagues de (plus ou moins) mauvais gout.
Cette année, pas de neige, ni même de champagne ou de foie gras. La chaleur des gens et des tamales remplace celle de la cheminée et de la dinde. La fête fut bien entendu au rendez-vous. Le  "fameux" Guadalupe-Reyes .. du 12 décembre (fête de la Vierge de Guadalupe) au 6 janvier (Rois Mages), des festivités ininterrompues!

La plage de Mazunte

Il est donc temps pour moi de prendre des vacances (ça fera rire certains, pleurer d'autres)... Direction Mazunte, petit village de l'État de Oaxaca situé sur la cote Pacifique. Je gagne donc le droit de refaire mon sac et gouter de nouveau aux interminables trajets sur les routes mexicaines. Au petit matin, la route serpente entre les collines. Au détour de l'une d'elles apparaît l'océan Pacifique. Je ne l'avais pas vu depuis le Chili... Dès mon arrivée je fonce directement à la plage et troque mes vêtements d'hiver contre des tongs et un short de bain!

Les eaux sont moins tranquilles et moins turquoise que dans les Caraïbes. Mais la température de l'eau est plus élevée que celle de l'air à San Cristóbal, ou en France. L'atmosphère est aussi complètement différent. Surfeurs, hippies, retraités et routards cohabitent dans ce petit village. Presque pas de béton, des maisons comme dans Les trois petits cochons, en paille (ou plutôt feuilles de palmiers), en bois et en briques, entassées sur la plage et sur les flancs des collines qui dessinent la baie.


C'est sur une de cette dernière que se trouve la palapa del Demonio, un pote de San Cristóbal et accessoirement «collègue de travail». J'installe mon hamac et fais rapidement connaissance avec ses colocataires, scorpions, tarentules, iguanes et fourmis (de toutes les couleurs). Quant aux moustiques, ils pompent plus de litres de sang que je bois de litres de bière. On se sent un peu comme Robinson Crusoé, à la sauce mexicaine bien sur. En tortillas we trust.

En ce 28 janvier 2011, les températures avoisinent celles de la Méditerranée en été. En plus les grillons sont de sortir le soir. Il ne manquaient que les boules de pétanque et le Ricard pour s'y croire ... vraiment. On se contente donc de jus de fruit puis, à partir d'une certaine heure d'une bière (voir plusieurs selon la chaleur et l'humeur du jour), puis, parfois, à partir d'une certaine heure, d'un p'tit mezcal (voir plusieurs mais là, il faut savoir s'arrêter à temps...). Je me suis même surpris à boire de l'eau...

Niveau travail, les conditions sont exécrables. Tour a tour, la plage, le hamac, ou le barbecue nous appelle. La chaleur est écrasante, de jour comme de nuit. Le soleil tape de matin au soir, même à travers les arbres. Bref, on reste très loin des 35h.... ce qui laisse beaucoup de temps pour dormir, ne rien faire, et découvrir le coin.

Ainsi commence mon séjour à Mazunte...

La casa del demonio

Septiembre 2009 ... los primeros artículos del blog aparecían desde Buenos Aires. Enero 2011, sigo aquí para compartir mi viaje, mis fotos, y mis malos chistes. Este ano no hubo nieve, ni champagne. Solo el calor de la gente en vez del pavo y de la chimenea. Pero hubo fiesta, durante todo el Guadalupe-Reyes, del 12 de diciembre al 6 de enero.

Entonces, llego la hora para mi de tomarme unas vacaciones (unos se reirán, otros lloraran...), en Mazunte, pequeño pueblo de la costa pacifica de Oaxaca. Acomodo, un a vez mas, mi mochila, listo para disfrutar de nuevo los interminables viajes sobre las carreteras mexicanas. En la mañana, la ruta gira entre los cerros. Atrás, se encuentra el océano pacifico. No lo había visto desde Chile... Enseguida, cambio mi ropa de invierno por mis chanclas y mi traje de baño.

La iguana vigilando la casa

El mar es menos tranquilo y el agua menos azul que en el Caribe. Pero la temperatura del mar es mas elevada que la del aire en San Cristóbal, o en Francia. A contrario, el ambiente es totalmente diferente. Surfistas, hippies, retirados y mochileros comparten este pequeño pueblo. Casi no hay concrete, las casas están hechas de hoja de palmera, amontonadas en la playa o enganchadas en los cerros.


En uno de ellos se encuentra la palapa del Demonio, amigo y “socio” de San Cristobal. Coloco mi hamaca y encuentro a mis nuevos compañeros, escorpiones, tarántulas, iguanas y hormigas (¡de todos los colores!). Los mosquitos sacan mas litros de sangre que de litros de cerveza que tomo. Nos podemos creer en la película de Robinson Crusoe, pero siempre con tortilla...

En ese mes de enero 2011, las temperaturas se quedan altas. Así, tomamos mucho jugo, y luego a cierta hora, un cerveza (hasta varias según el calor y el humor del día), y luego, de vez en cuando, un mezcalito (hasta varios pero en este caso se vuelve peligroso...). ¡Hasta me sorprendí tomando agua!

Las condiciones de trabajo son pésimas. Cada rato, nos llaman la playa, la hamaca o la parrilla. El calor es aplastante, de día como de noche. El sol pega del amanecer al atardecer, a través de los arboles. Resulta muy difícil trabajar pues ... y nos queda mucho tiempo para dormir, no hacer nada y descubrir la región.

Así empieza mi estancia en Mazunte...

San Cris

mardi 28 décembre 2010
















La caravane passe : Cancún 2010

jeudi 16 décembre 2010

Pour ceux qui ne regardent pas le 20h de TF1, le sommet des Nations Unies sur le climat (COP16) s´est déroulé a Cancún du 29 novembre au 10 décembre dernier. Et qui dit sommet dit anti-sommet, en gros tous ces mecs (et gonzesses) qui passent leur vie a faire chier le monde ... hippies, écolos, anarchistes, joueurs de samba et j´en passe...

Ce vendredi 3 décembre, les 5 bus de la caravane "Chiapas", composés de hippies, écolos, anarchistes, joueurs de samba et j´en passe, entame ce qui va etre le plus long trajet de ma vie. Routes coupées a cause des conditions climatiques, barrages de manifestants a Oxchuc (pour demander la libération de 2 compas emprisonnés, et demandant au passage 100 pesos par véhicule pour nous laisser passer...), barrages de police (et de l´armée) a l´approche de Cancún ... en tout 26 heures de trajet pour rallier la plus grande ville touristique du pays, a bord d´un bus datant au moins de la révolution mexicaine (et je parle de celle de 1810...).

8 décembre 2010

Mais la récompense est bien la, on abandonne bonnet et doudounes au profit des bonnes vieilles tongues, meme si le soir il fait un peu frisquet (mais avec quelques bieres dans l´coco ca passe tout seul!). Le Diálogo Climático nous accueille en plein centre ville, dans complexe sportif mis a disposition par les collectivités locales pour l´occasion.
On se leve tot, on se couche tard, mais les journées passent vite. En effet, il y a de quoi s´occuper
entre les conférences, les répetitions de la samba, les céremonies mayas et les traditionnelles réunions nocturnes en dehors du campement (l´alcool étant interdit a l´interieur de l´enceinte). Le mardi 7 c´est jour de manif et jour de performance pour nous Samba Yan! On aura au moins eu le mérite de mettre un peu d´animation dans une marche pour le moins tranquille.

Inutile de vous dire que Cancún est la ville la plus moche et pathétique du monde. La plage est bétonnée sur plus de 20km par des complexes hoteliers. Des 4x4 plus grands que ma piaule déboulent sur des avenues gigantesques bordées de palmiers. On parle anglais et on peut tout payer en dollars. Sans oublier les Walmart, Mc Do et toute la panoplie du gringo. Bref, tout a été concu pour satisfaire le cher voisin nord américain en vacances ... Les espagnols ont colonisé le peuple maya, les étasuniens le Mexique. Malgré tout, le soleil est de la partie est l´eau est plus chaude que celle de ma douche a San Cris alors on en profite aussi un peu.

Bici Sound system

Le dernier jour fut certainment le meilleur de la semaine. Le campement de la Via Campesina accueille le président bolivien Evo Morales. Sur environ 2h de discours le lascard a parlé 5 minutes de l´environnement, sorti 2/3 blagues avec son pote l´ambassadeur de Cuba ... le reste étant un discours politique anti-capitaliste de base (pour ne pas dire anti-américain). Pas inintéressant mais bon on n´a pas appris grand chose. Ceci dit, la bouffe était gratuite et l´ambiance surchauffée.
La fete se poursuit dans le parque del Crucero, avec un sound system qui marche a l´électricité générée par un vélo. Vous l´aurez compris chacun a mis du sien pour que ca sonne. La fete se termine au campement de la Via Campesina avec de la cumbia autour du bus Lee (en hommage non pas a l´acteur mais au militant sud corréen décédé (par suicide...) en 2003 lors de la conférence de l´OMC a Cancún.

Le lendemain, nous prenons un peu d´avance sur la caravane et partons pour Tulum pour une ultime journée plage. Le retour fut moins long, malgré toutes les caravanes de la fete de la Vierge de Guadalupe (des jeunes se relayant sur des centaines de kilometres facon flamme olympique pour venir honorer la Vierge...) et un changement de bus (le notre n´avancait plus!).

Tu veux d´la feuille de coca mon p´tit? La Bolivie c´est pas pour les guignols!

Para los que no tienen tele o que no leen el periódico, la cumbre de la ONU se desarrolló en Cancún del 29 de noviembre al 10 de diciembre. Y cuando hay cumbre, hay anti-cumbre, es decir todos los hombres y mujeres que vienen a molestar ... hippies, ecologistas, anarquistas, músicos de samba y mucho más...

Este viernes 3 de diciembre, los 5 camiones de la caravana "Chiapas", compuestos de hippies, ecologistas, anarquistas, músicos de samba y mucho más inician lo que va a ser el viaje el más largo de mi vida. Carreteras cortadas por las condiciones climáticas, bloqueos de compas en Oxchuc (para la liberación de 2 presos, pero aprovecharon para pedir 100 pesos a cada vehículo para pasar...), bloqueos de policías (y militares) alrededor de Cancún ... en total 26 horas de camión para llegar a la ciudad la más turística del país, a bordo de un camión que ciertamente sirvió durante la revolución mexicana (y estoy hablando de la de 1810!).

Siempre hay de comer en la ceremonias mayas

Pero la recompensa está. Abandonamos los gorros y las chamarras por las chanclas, aunque hace un poco frío en la noche (pero con unas chelas encima, todo va bien!). El Diálogo Climático nos acoge en el centro, en una unidad deportiva prestada por la colectividades.
Nos levantamos temprano, nos acostamos tarde, pero el tiempo rápidamente. De hecho hay muchas cosas que hacer, entre la conferencias, los ensayos de la samba, las ceremonias mayas y las reuniones nocturnas fuera del campamento (el alcohol era prohibido dentro). El martes 7 es el día de la marcha y de "performance" para Samba Yan! Por los menos, tuvimos el mérito de animar un poco la marcha, que fue bastante tranquila.

Inútil decirles que Cancún es la ciudad la más fea y la más patética del mundo. Las playas son de concrete sobre los 20km de la zona hotelera. Los 4x4 más grandes que mi cuarto circulan en las gigantescas avenidas rodeadas de palmeras. Se habla ingles y se paga en dólares. Sin olvidarse de los Mc Donalds, Walmart y todo el royo. Aquí todo está hecho para complacer al querido vecino norteamericano de vacaciones... Los españoles colonizaron el pueblo maya, los estadounidenses el pueblo mexicano. Sin embargo el sol anda con nosotros y el agua del mar es más caliente que el de mi baño en San Cris.

Fiesta en el parque del Crucero

El último día fue ciertamente el mejor de la semana. El campamento de la Via Campesina recibe al presidente boliviano Evo Morales. Sobre 2 horas de charla, el guey habrá hablado 5 minutos del cambio climático, dicho unos chistes con su amiguito el embajador de Cuba ... el resto siendo una plática política anti capitalista básica (para no decir anti gringa). No fue ininteresante pero no nos enseñó muchas cosas el Evo. Sin embargo, la comida era gratis y el ambiente bien caliente.
La fiesta sigue en el parque del Crucero, con un sistema de sonido que functiona con electricidad generada con una bici. ¡Hay que darle pa que sueñe! Seguimos hasta el campamento de la Via Campesina con el bus Lee (en homenaje al activista que se suicidó en 2003 durante la conferencia del OMC en Cancún).

El día siguiente, nos adelantamos para un último día de playa en Tulum. La vuelta fue menos larga, a pesar de la numerosas caravanas en la carretera para la fiesta de la Virgen de Guadalupe y un cambio de camión (el nuestro ya no avanzaba!).