20 meses después // 20 mois plus tard

mercredi 8 juin 2011

8 février 2010 : j'arrive à Tulum avec Pierrot et Quentin. L'aventure mexicaine commence.

3 juin 2011 : j'arrive à Tulum, seul cette fois. J'ai quitté San Cristóbal la veille. Le parcours ne m'est pas inconnu... Ocosingo, Palenque, les contrôles militaires (rien que 3 dans la nuit!). La jungle est plus dense que d'habitude, la saison des pluies a commencé. Un dernier tamal (ou plutôt trois!), une dernière sensation de froid...


Tulum Playa


Je me réveille dans le lieu que je déteste désormais le plus au monde, le bus! Les montagnes ont disparu, les virages aussi. Les lignes droites du Yucatán me mènent à Tulum, peu après le lever du soleil. Mais déjà la chaleur étouffe. Les pulls, chaussures, pantalons et autres sont devenus inutiles. Retour au style Mazunte, en moins hippie, plus gringo. Sortez les dollars!

Vous l'aurez deviné, sur la côte Caraïbe, l'attraction numéro un c'est la plage. Un horizon blanc et bleu, presque pur si les nuages ne s'étaient pas invité, saison des pluies oblige. Malgré tout quelques gouttes sont les bienvenues, le soleil ne laissant aucun répit à ma peau devenue rouge comme mon T-Shirt Col des 1000. Même si Tulum est encore préservé du tourisme de masse comme à Cancún ou Playa del Carmen, les constructions ne cessent de se développer au bord de la mer et les rares endroits vierges sont désormais tapissés d'un panneau "For Sale". Espérons a moins que cette extension s'arrêtera avant la frontière avec le Belize, afin que ce qui est l'une des plus belles côte du monde le reste.


Muyil - El Castillo


Le lendemain je prends la direction des ruines de Muyil, situées à 20km au sud de Tulum. Une matinée culturelle, qui plus est loin des zones touristiques, ne fait pas de mal! La cité fut occupée dès 300 av.J.-C et jusqu'au début du XVIe siècle. Et on dirait que personne n'y a remis les pieds depuis cette date. A mon arrivée, pas un jaguar! Je ne rencontre personne, même pas pour me faire payer l'entrée! Il est vrai que l’intérêt historique du site n'est pas énorme, mais nous y somme au frais et à l'ombre. Quelques pyramides ont été rénovées, notamment El Castillo, qui domine le site du haut de ses 17m. 

Derrière cette dernière, débute l'ancien sacbé, qui assurait la communication avec les voies maritimes. Il faut marcher 500 mètres en pleine jungle en évitant de marcher sur les couleuvres qui squattent au milieu du chemin. Nous arrivons enfin à la lagune de Muyil, située au cœur de la réserve de la biosphère de Sian Ka'an. Mais le soleil, absent, ne donne pas sa couleur traditionnelle turquoise à la lagune, et le temps, menaçant, m'oblige à rentrer sur Tulum


 Gran Cenote




L'après-midi, je fais route vers le Gran Cenote. Enfin de l'eau douce et surtout fraîche! Ces puits naturels font partie d'un réseau qui alimentait en eau les villes mayas des environs. Aujourd'hui, on fait surtout de la plongée dans ces grottes aquatiques, au milieu des stalactites, des poissons et des tortues.

Mais l'heure du départ à sonné. Le lendemain débute le long voyage vers le vieux continent. De Buenos Aires à Cancún, vingt mois sont passés en Amérique Latine. Et d'autres viendront certainement s'ajouter...




8 de febrero 2010 : llego a Tulum con Pierrot y Quentin. Empieza la aventura mexicana.

3 de junio 2011 : Llego a Tulum, solo esta vez. El dia anterior me despedí de San Cristóbal. El recorrido me parece conocido... Ocosingo, Palenque, los retenes militares (tres por la noche!). La selva es mas densa, la temporada de lluvia ha empezado. Ultimo tamal (tres de hecho!), ultima sensación de frió...


¡Hasta la victoria siempre!


Me despierto en el lugar que ahora odio mas en el mundo, el camión de la OCC. Las montañas desaparecieron, la curvas también. Las carreteras del Yucatán me llevan a Tulum, un poco después del amanecer. El calor asfixia. Chamarras, zapatos, pantalones ya valen madre. Volvemos al estilo Mazunte, menos hippie, mas gringo. Saquen los dolares! 

En la costa del Caribe, la actividad numero un es la playa. Un horizonte blanco y azul, casi puro si las nubes no se hubieran invitado. Sin embargo, algunas gotitas son bienvenidas, el sol dejándo mi piel rotizada. Aunque Tulum aun sea preservada del turismo devastador como en Cancún ou Playa del Crimen, las construcciones no dejan de desarrollarse a lo largo de la costa y los raros lugares vírgenes ya tienen su cartelito "For Sale". Esperemos por lo menos que no llegue hasta la frontera con Belize, para que una de las costas las mas bonitas del mundo lo siga siendo.



Muyil - Sacbé


El día siguiente, me voy hasta las ruinas de Muyil, ubicadas a 20km al sur de Tulum. Una mañana cultural, ademas lejos de las zonas turísticas! La cuidad fue ocupada desde los años 300 antes JC hasta el siglo XVI. Y parece que no vino nadie hasta ahora. Ni un jaguar! No he visto a nadie, ni siquiera para cobrarme la entrada. De hecho el sitio arqueológico no es lo mas famoso de la península, pero el aire esta fresco y hay sombra. Una pirámides han sido renovadas, como El Castillo y sus 17m de altura.

Atrás empieza el antiguo sacbé, quien daba a la ciudad una conexión con las vías marítimas. Hay que caminar 500m en la selva, y tener cuidado de no pisar las culebras que andan por acá. Llegamos por fin a la laguna de Muyil, dentro de la Reserva de la biosfera de Sian Ka'an. Pero el sol, escondido, no da su color tradicional turquesa a la laguna; y las nubes, amenazantes, me convencen de volver a Tulum.



Gran Cenote


Por la tarde, me mudo al Gran Cenote. Por fin encuentro agua dulce y fresca! Esas albercas naturales son partes de una red que alimentaba en agua los pueblos mayas. Ahora, solo sirven para los turistas, que pueden nadar en las grutas con los peces y las tortugas.

Pero la hora ha llegado. El día siguiente, el largo camino hacia Europa empieza. Desde Buenos Aires hasta Cancún, veinte meses pasaron en América Latina. Y otros se agregaron pronto...

Mazunte (4/4) : Allez cro-cro-cro

mardi 15 mars 2011

Un bateau rempli de glaçons a coulé au large de la côte pacifique Sud…

C’est ce que disent les habitants de Mazunte quand la mer se refroidit. Il est vrai que ces derniers jours la température de l’eau a bien baissé, sans pour autant nous empêcher d’y faire un saut de temps en temps (au moins une fois par jour, comme le coucher du soleil…). Cependant, on reste bien loin du traditionnel bain du jour de l'An sur les plages de Normandie.

D’autre part, il nous faut éviter la surchauffe cérébrale due au travail, plus précisément à l’intention de travailler. Mais comme dirait le fondateur des jeux Olympiques, l’important c’est de participer… dans notre cas essayer. Cela dit, notre corps s’entretient comme il peut, en perpétuelle lutte contre les vagues et les moustiques. Pour ces derniers, nous avons trouvé la solution contre ces vampires sans merci, la fumée de noix de coco, dont le jus devrait être préalablement bu avec un peu de rhum (ou beaucoup si on est samedi), mais comme je vous l’ai dit plus haut, nous essayons de travailler... Quant aux  autres types de fumée, elles se sont révélés peu efficaces…

 
Enfin un peu d'eau douce...

Coté vie quotidienne, mis à part les tacos de poisson ou de crevettes, nous mangeons aussi des hamburgers. Mais en tant que rebelles altermondialistes, nous allons non pas au Macdonald, mais au MacZunte. Les frites sont faites avec de vraies patates,  les hamburgers garnis avec de l’ananas et en plus on peut apporter sa bière !  Seul resto ambulant du village, le MacZunte est implanté sur le terrain de basket, qui sert davantage de dortoir pour chiens ou de lieu de rendez-vous pour les "meetings" politiques. La place principale du village quoi. En ce moment se déroulent les élections municipales, et vivement que ça se finisse ! Des voitures (deux au total,  il n’y a que deux candidats !) armées de hauts parleurs arpentent Mazunte  toute la sainte journée, scandant de pathétiques promesses électorales. Même les discours de Sarko sont plus crédibles…
Outre le terrain de basket, le village compte un terrain de foot (en plus de la plage). Mais de mon coté, le traumatisme de la coupe du monde me maintient en retraite provisoire.

Étant un peu aventurier, je trouve tout de même la force et (surtout) la motivation pour continuer à explorer les environs, c'est-à-dire de nouvelles plages. La playa Mermejita se trouve à quelques minutes à pied de Mazunte. Mais le parcours n’est pas de tout repos. Il faut passer par la colline pour la rallier, et ainsi s’exposer aux sévices de l’altitude et du manque d’oxygène... Grande plage longiligne exposée aux quatre vents et aux caprices de la mer, playa Mermejita est une oasis de paix comparée à Mazunte, il n’y a personne ! Hormis ce fait, pas grand chose à dire, à part si on aime marcher dans le sable. 

La mangrove

La playa Ventanilla a nettement plus d’intérêt, non pas pour son rocher en forme de fenêtre (« ventanilla » signifie petite fenêtre), mais parce qu’il y a des tortues (toujours pas ninja mais bon…) ! Une coopérative écotouristique récupère les œufs pondus sur plage. Elle permet ensuite au touriste, moyennant finances (et oui il n’y a pas que les constructeurs automobiles qui surfent sur la vague écolo), de relâcher un bébé tortue (à peine âgée de 3 heures !) dans son environnement naturel.  Ces derniers peuvent désormais accomplir leur destin, à savoir être mangé par une mouette ou devenir un disciple de maître Splinter.

Playa Ventanilla présente également un intérêt incontestable dans l’histoire contemporaine mexicaine. Il y a quelques années, un avion de narcotrafiquants, rempli d’une mystérieuse poudre blanche, a atterri d’urgence sur cette plage. Plus précisément, il s’est à moitié écrasé, sans faire de victimes néanmoins. Étant donné l’isolement du lieu et le degré de réactivité de la police, les malfaiteurs eurent le temps de prendre la fuite. La légende raconte cette poudre aurait servi à repeindre les lignes du terrain de baseball de l’équipe locale, qui aurait considérablement amélioré ses performances sportives par la suite... L’autre, un peu plus probable, dit que le commerce dans la région serait subitement devenu florissant… En tout cas, la vision de ce qui reste de l’avion est surréaliste. Seule une aile émerge, une partie étant définitivement enterrée dans le sable, l’autre ayant été « empruntée » par les garagistes locaux. Au coucher du soleil, on se croirait sur les plages de Normandie version tropiques, comme quoi le Mexique est un pays en guerre … contre lui-même.

Le rocher de la Ventanilla

Et contre la nature … Comme je l’ai dis précédemment, l’ouragan Paulina a dévasté  les côtes en 1997, ainsi que la lagune qui se trouve à quelques mètres de la mer, seulement séparée par une bande de sable. Suite à cet épisode, le gouvernement mexicain a eu la bonne idée d’en faire une zone hôtelière. Mais les habitants s’y sont opposés et ont crée une coopérative écotouristique, afin de préserver la lagune et faire découvrir aux touristes la faune et la flore locale, qui ne se limite pas (loin de là) aux tortues et aux crabes. On y circule en barque, et le guide rame pendant qu’il parle... La mangrove regroupe à la fois des crocodiles, des oiseaux en tout genre, des iguanes verts (pas facile à voir dans la végétation), des tortues (elles ont envahi le monde!) et les traditionnels moustiques, en plus de la flore qui vaudrait à elle seule trois éditions spéciales dans National Geographic. Le plus long crocodile mesure plus de 4m et se laisse approcher par la barque à quelques centimètres. Le guide nous dira qu’ils sont gentils mais bizarrement cela ne suffira pas à nous rassurer… 

Plus on avance dans la lagune, plus dense se fait la végétation. Les arbres de la mangrove poussent à tout va, formant d’innombrables petits canaux d’a peine la taille de la barque. La nature est reine! Chaque fois qu’une branche tombe dans l’eau et touche le sol nait un nouvel arbre, autant vous dire c’est la forêt amazonienne! Malgré tout, les mangles absorbent une grande partie de l’eau salée qui vient de la mer quand les eaux montent, sans quoi une bonne partie de la faune ne serait plus là pour divertir les touristes… Les arbres donnent également une (peu rassurante) couleur rouge à l’eau. Le guide (un grand comique décidemment), nous dira que le sang des touristes y est aussi pour quelque chose....le tout passant devant l’un des 200 crocodiles de la lagune… Une fois le pied à terre, on est à la fois émerveillé par le spectacle que nous a offert la nature, et rassuré de ne pas avoir servi de repas aux crocodiles !
Allez cro-cro-cro

A Mazunte, la nature a également tous les droits. Il faut quotidiennement résister à l’invasion des poules, chiens de la rue (et des voisins), chats, écureuils, et j’en passe.

La dernière semaine de mon séjour s’est déroulée la première rencontre de cirque. Ça vole dans tous les sens : mat chinois, jongleurs et clowns en tout genre. C’est le cirque Pinder, mais sans la grosse tente rouge et les animaux (hormis les chiens qui s’incrustent parfois dans les numéros). On retombe un peu en enfance, et c’est toujours l’occasion de faire la fête à la Luna Nueva, centre culturel et accessoirement lieu le plus festif du village.
La veille des élections, comme toujours au Mexique, c’est la ley seca, et l’alcool est interdit à la vente. Mais le patron de la Luna Nueva paiera tout de même son coup plus tard sur la plage, en compagnie de toute la clique.

Mais il est temps pour moi de quitter le pays de la tortue pour celui du jaguar. San Cristóbal, les montagnes, la pluie et le froid me tendent les bras. En attendant de nouvelles aventure !



Un barco lleno de hielos se hundió cerca de la costa pacífica…

Es lo que dicen los habitantes de Mazunte cuando se enfría el mar. De hecho, esos últimos días, la temperatura del agua cayo bastante, pero no tanto para impedirnos de bañarnos de vez en cuando (por lo menos una vez al día, como la puesta del sol…).

Por otro lado, hay que evitar el sobrecalentamiento del cerebro dado por el trabajo, o más precisamente por la intención de trabajar. Pero como dijo el fundador de los juegos olímpicos, lo importante es participar… en nuestro caso intentar. Nuestro cuerpo también tiene que luchar, contra las olas y los mosquitos. Para estos vampiros, hemos encontrado la solución, el humo de coco, bebida anteriormente con un poco de ron (o mucho el sábado), pero como ya lo dije, intentamos trabajar. Los otros tipos de humo que probamos fueron poco eficientes…

Playa Mermejita

En nuestra vida cotidiana, además de los tacos de pescado y camarones, comemos también hamburguesas. Pero como rebeldes altermondialistas, no vamos al MacDonald sino al MacZunte. Las papas son naturales, le echan piña a las hamburguesas y ¡se puede traer su propia cerveza! Único puesto del pueblo, el MacZunte se halla en la cancha de basquetbol, que sirve más de dormitorio para perros o de lugar para citas políticas. ¡El zócalo pues!

Ahora están las elecciones en Mazunte, y esperamos con muchas ganas que se termine. Dos carros (solo hay dos candidatos) andan todo el santo día en el pueblo con bocinas que emiten patéticas promesas políticas. Mazunte cuenta también con una cancha de fútbol (además de la playa). Pero me retiré definitivamente desde el mundial 2010.
                                                                                                               
Siendo un poco aventurero, encuentro la fuerza y (sobretodo) la motivación para seguir descubriendo los alrededores, es decir nuevas playas. La playa Mermejita se halla a unos minutos caminando. Pero el recorrido por los cerros se vuelve difícil por la altura y la falta de oxígeno. Gran playa expuesta a los cuatros vientos y los caprichos del mar, playa Mermejita es un lugar de paz en comparación de Mazunte, ¡no hay nadie! 

Ya es tarde, se nos fue el avión!

Playa Ventanilla tiene mucho más curiosidades, no por su roca que se parece a… una ventanilla, pero porque ¡hay tortugas! Una cooperativa ecoturística recoge los huevos en la playa. Luego permite al turista (contra unos pesos por supuesto) de liberar un bebe tortuga (¡que nació hace 3 horas!) al mar. Ahora pueden seguir su destino, o sea servir de comida a una gaviota o ¡empezar a ser discípulo del Maestro Splinter!

Hace unos anos, se estrello una avioneta de narcotraficantes en esta playa, lleno de un misterioso polvo blanco, sin hacer víctimas. Dado el aislamiento del lugar y la reactividad de la policía local, los narcos huyeron sin problemas. La leyenda cuenta que ese polvo sirvió para pintar las líneas de la cancha de béisbol del equipo local, que mejoro imprevistamente su nivel. Otra, más probable, dice que el negocio floreció súbitamente en la región. De todos modos, la visión del avión es surrealista. Solo un ala sale ahora de la arena, una parte quedándose definitivamente enterrada. La otra parte se la llevaron los locales… para vender o recomponer sus carros.

¿La quinta tortuga ninja? 

Como lo dije anteriormente, el huaracan Paulina devasto la costa en el 97, y también la laguna que se halla solamente a unos metros del mar. Después de este evento el gobierno tuvo la buena idea de construir una zona hotelera. Pero los locales se opusieron al proyecto y crearon una cooperativa ecoturística, para preservar la laguna dar a conocer su fauna y su flor (que no es compuesta únicamente de cangrejos y tortugas).

El guía habla mientras hace avanzar la lanchita (y sin motor por favor)… En el manglar se encuentran cocodrilos, aves, iguanas verdes (difíciles de ver en la vegetación), tortugas (¡invadieron el mundo!) y mosquitos por supuesto. El cocodrilo lo más grande mide 4 metros y nos podemos acercar de él a unos centímetros. El guía nos dirá luego que es buena onda pero no se porque nadie lo creyó. Mas avanzamos en la laguna, mas densa esta la vegetación. Los arboles crecen muy rápidamente y forman canales para navegar de apenas el tamaño de la lanchita. La naturaleza manda. Cada vez que una rama toca el suelo nace un nuevo árbol. Además los mangles absorban la sal del agua que llega a veces del mar. Sin eso, no hubiera tantos animales para divertir al turista. Los arboles dan también un color rojo al agua. El guía, (un gran humorista) nos dijo que la sangre de los turistas comidos por los cocodrilos contribuye a ese fenómeno.
Pero nadie murió durante el tour y el espectáculo valió la pena de enfrentarse con unos de los 200 cocodrilos de la laguna.

Un cangrejo araña

 En Mazunte, la naturaleza tiene también todos los derechos. Y diariamente hay que resistir a la invasión de las gallinas, de los perros callejeros (o de los vecinos), gatos, ardillas, etc.

La última semana hubo el primer encuentro de circo. Mástil chino, malabares y payasos nos hicieron volvernos niños por un tiempo. También nos dio varias ocasiones de festejar en la Luna Nueva, centro cultural y lugar de la fiesta en Mazunte.
El día antes de las elecciones nos toco la ley seca. Sin embargo el dueño del bar nos invitara a unos mezcales en la playa por una de mis últimas fiestas en Mazunte.

Llego la hora para mí de salirme del país de la tortuga hacia el del jaguar. San Cristóbal, las montanas, la lluvia y el frio me esperan.

Mazunte (3/?) : rumbo al pacifico

lundi 21 février 2011

Après environ deux semaines d’adaptation à la vie côtière, je décide pour la première fois d’aller vadrouiller dans les environs. Deux semaines, ça parait long … mais le temps passe très vite ou plutôt le temps n’existe pas ici. Rarement on sait quel jour on est. La vie est rythmée par les passages successifs du soleil et de la lune.  Le jour de la pleine lune constitue l’un des rares points de repère temporel, habituellement accompagné de festivités en tout genre (nous sommes au Mexique).
Les moustiques nous mènent également la vie dure. Mais lutte continue.

Derrière une des collines qui borde Mazunte se trouve San Augustinillo, petit village de la même ampleur. La clientèle est toutefois un peu plus chic, un peu plus âgée, un peu plus familiale. Les pêcheurs se font aussi plus nombreux et les vagues plus fortes. A vrai dire, pas grand-chose d’intéressant sur San Augustinillo. C’est sympa de venir s’y baigner dans l’une des deux petites anses délimitées par des montons rocheux et les barques de pêcheurs et de regarder les apprentis surfeurs défier les vagues… avec plus ou moins de succès.


 San Augustinillo


Il faut prendre la traditionnelle camionnette pour un peu plus d’animation, à Zipolite, connue (et reconnue…) pour être l’une des rares plages nudistes du Mexique, pays le plus catholique du monde. Pour être franc, pas beaucoup de nudistes et les seuls qui décident de se la jouer Adam et Eve sont nés bien avant qu’arrivent les premiers touristes à Zipolite. Dans tous les cas, gare aux coups de soleil !
Zipol s’est peu à peu muée en une petite ville. Des constructions en dur sont récemment apparues après le passage de l’ouragan Paulina en 1997. A Mazunte, ce dernier a inondé toute la zone côtière et détruit toutes les maisons qui n’étaient pas construites en dur, c’est à adire pratiquement tout !
L’afflux de surfeurs, nudistes, gays, adeptes du yoga et j’en passe y est aussi pour quelque chose. Zipolite est plus peuplée, plus bétonnée, plus sale…que n’importe quelle autre plage du coin. Et on ne se baigne quasiment jamais, le drapeau rouge flottant en permanence.
Le village est également un haut lieu de la fête. Mais qui fête à Zipolite dit musique techno … Malgré tout l’ambiance et le mezcal nous aide dans les moments difficiles, et parfois, à tenir jusqu’à l’aube !

 Playa Zipolite


On trouve un peu (beaucoup) plus d’authenticité à Puerto Ángel. Comme son nom l’indique, il y a plus de barques de pêcheurs que de touristes. Et il y a toujours un pêcheur pour vous demander de l’aider à remonter la sienne sur la plage. A Puerto Ángel il n’y a pas de port… La technique la moins fatigante consiste à se lancer à grandes enjambées sur la plage et jeter son filet sur les bancs de poissons ramenés sur le bord par les vagues. Bien sur, on ne pêche pas le requin de cette manière mais quelques petits poissons. Le tout frit avec de la bière garantit à coup sûr un bon apéro !

Retour donc à Mazunte, non pas pour l’apéro (bon si, un peu quand même) mais pour découvrir le Centro de las tortugas. Certes, la tortue n’est pas le reptile (et oui, comme les serpents, iguanes et autres crocodiles) le plus intéressant qui existe mais on a tendance ici à s’assimiler un peu (beaucoup) à elles. Elles ne font pas grand-chose et se jettent à l’eau de temps en temps. De plus il y en a de toutes les tailles et toutes les couleurs. On dit souvent que le dauphin est l’animal qui se rapproche le plus de l’homme, maintenant vous savez que c’est la tortue !
Le Centro de las tortugas est un vaste programme mis en place par la communauté pour sauvegarder les espèces présentes sur la côte pacifique, et accessoirement les faire découvrir. On trouve 5 des 7 espèces de tortues marines qui existent au Mexique ainsi que quelques espèces vivant en eau douce, jusque dans le désert du Nord ! Malgré tout, les tortues ninjas n’y sont pas représentées. Dommage…

Nous sommes donc condamnés à sauver le monde (et les tortues) par nous mêmes. Nous en reparlerons plus tard.

Péchaillons ... au repos bien sur!
 
Después de dos semanas de adaptación a la vida costeña, decidí por primera vez visitar a los otros pueblos de la zona. Dos semanas parece largo… pero el tiempo pasa muy rápido o mejor dicho el tiempo no existe. Raramente sabemos que día somos. El ritmo de la vida está definido por las apariciones sucesivas del sol y de la luna. El día de luna nueva es una de las fechas las más importantes, siempre acompañado de varias fiestas.
Los mosquitos nos maltratan igualmente. Pero la lucha sigue.

Detrás de uno de los cerros que rodean Mazunte se encuentra San Augustinillo, pueblito del mismo tamaño. Sin embargo, la clientela es más fresa, más vieja, y más familiar. Los pescadores están también más numerosos y las olas más grandes. De hecho, no hay muchas interesantes que decir sobre San Augustinillo. Pero es simpático bañarse aquí en una de las dos playitas delimitadas por las rocas y los barcos y ver a los niños surfistas enfrentarse al oleaje… con más o menos éxito.




San Augustinillo


Hay que tomar la tradicional camioneta para un poco más de animación, en Zipolite, conocida (y reconocida) por ser una de las raras playas nudistas de México, país el mas católico del mundo. Por ser honesto, no hay muchos nudistas y los únicos que andan así nacieron antes de que haya turistas en Zipolite. De todos modos, ¡Cuidado las quemaduras de sol!
Zipol se volvió poco a poco en una pequeña ciudad. Construcciones de concrete aparecieron recién después del huaracan Paulina en el 97. En Mazunte, inundó toda la parte costera y destruyó todas la casas hechas de madera y hojas de palmera, ¡es decir casi todo!
La llegada de surfistas, nudistas, gays y otros discípulos del yoga también transformo ese pueblo. Zipolite es más poblada, más concretada, y más sucia… que ninguna otra playa de la región. Además, la bandera roja siempre esta y casi nadie se baña.
El pueblo es también un buen lugar para la fiesta. Pero quien dice fiesta en Zipolite dice música tecno… Sin embargo el ambiente y el mezcal nos ayudan en los momentos difíciles y, a veces, nos permiten aguantar hasta el amanecer.

Encontramos un poco (mucho) más autenticidad en Puerto Ángel. Como su nombre lo indica, hay más barcos de pescadores que de turistas. Y siempre hay un pescador para pedirles que le ayudara a subir el suyo en la playa. En Puerto Ángel no hay puerto… La técnica que menos cansa consiste en correr hasta el mar con unas redes y sacar a los bancos de peces que llevados por las olas. Claro que no se pesca el tiburón así, solo pececitos. Fritos con cerveza bien fría es la mejor manera de empezar el cotorreo. 

Regresamos pues en Mazunte, no por el cotorreo (bueno si, un poco) pero para descubrir al Centro de la tortugas. Ciertamente, la tortuga no es el reptil (si, como los serpientes, iguanas  y otros cocodrilos) lo más interesante que exista pero nos podemos comparar un poco (mucho) a ellas. No hacen muchas cosas y se echan al mar de vez en cuando. Además hay de todos tamaños y colores. Siempre se dice que el delfín es el animal lo más parecido al ser humano, ¡ahora saben que es la tortuga!  
El centro de las tortugas es un gran proyecto iniciado por la comunidad para salvaguardar las especies presentes en la costa pacífica, y también darles a conocer. Se encuentran 5 de las 7 especies de tortugas marinas que viven en México, más otras que viven en agua dulce, ¡hasta en el desierto de norte! Sin embargo, no están las tortugas ninja…


Entonces, estamos condenados a salvar el mundo (y las tortugas) nosotros mismos. Hablaremos de eso en la próxima parte.