Pox or not Pox, that's the question.

mercredi 19 mars 2014

Si la route menant de Puebla à Xela au Guatemala se fait à priori sans problèmes, elle présente un point critique que tout voyageur sensé essayera d'éviter: San Cristóbal de Las Casas. Malheureusement, nous devons y  récupérer quelques affaires. Et comme à chaque fois, la ville se révèle être un vortex dont il est difficile d'échapper. Alors force est de constater qu'en traînant la patte, en faisant la fête et en profitant du climat agréable de fin d'hiver et bien... on s'éternise ici! Si en plus le pox empêche certains d'entre nous de se lever le matin pour prendre le bus (on vous laisse devinez lequel), on frôle quasiment une nouvelle semaine passée au cœur du Chiapas. Ce fut donc l'occasion de nous intéresser -en journalistes sérieux que nous sommes- à un phénomène récent à San Cris: l'apparition d'une communauté musulmane dans les quartiers périphériques...

La maison de Flo, notre QG

Depuis la calle Comitán, notre QG, il faut marcher jusqu'au périphérique pour se retrouver... devant la mosquée toujours en construction. Tout y est, de la coupole du mihrab jusqu'au minaret, ressemblant étrangement à un clocher d'église. Pas facile de discuter avec les habitants du coin alors on se renseigne comme on peut. A priori tout commence dans les années 90 quand certains habitants de la commune de San Juan Chamula décident d'abandonner le catholicisme pour embrasser l'évangélisme qui commence à prendre racine dans l'ensemble de l'Amérique Latine. Mais la réaction des autres chamulas est violente: persécutions, expulsions et même assassinats. Une vraie Saint-Barthélémy  à la sauce mexicaine. Les convertis se trouvent donc obligés de venir s'installer dans les quartiers pauvres de San Cristóbal.

Il n'y a qu'un seul Dieu et Mohamed est son prophète

Au même moment, des missionnaires musulmans espagnols venus au Chiapas pour essayer de convertir les troupes de Marcos (sans grand succès) font leur apparition. Le discours engagé des missionnaires est accueilli favorablement par ces nouveaux évangélistes et il n'en faut pas plus pour les voir de nouveau changer de religion. La forte spiritualité présente dans les population mayas et le fait que le Coran ne considère aucune race supérieure à une autre (prenant ainsi le contre-pied de centaines d'années de racisme initiées par les colons catholiques) sont aussi des sources d'explications plausible à ce phénomène. Une dizaine d'années plus tard, la ville a maintenant son imam et ce sont près de 300 familles tzotiles qui ont suivi la voie du prophète Mohamed.

Nous on trouve ça rigolo, comme le titre notre journal préféréAllah au pays des Mayas. Mais comme l'islam n'autorise pas pox, nous avons préféré ne pas suivre ses enseignements. Pas contre, on cherche toujours à implanter un mouvement religieux dans la région comme le catharisme. Ca pourrait être marrant, non? La prochaine fois, promis, on vous écrit du Guatemala!





Si aparentemente el camino desde Puebla hasta Xela en Guatemala se hace sin problemas, se encuentra en el medio un punto crítico que cada viajero tiene que evitar: San Cristóbal de Las Casas. Desafortunadamente, tenemos que pasar por aquí para tomar algunas cosas. Y como siempre, la ciudad resulta ser un vórtice de donde no se puede escapar. Así los días pasan tranquilamente, la noches son animadas y el clima de fin de invierno es agradable... y seguimos sin movernos! Y si el pox impide alguien de levantarse en la mañana para tomar el camión (les dejamos adivinar quien), casi llegamos a una nueva semana pasada en el corazón de Chiapas. Nos permitió entonces interesarnos -como buenos periodistas que somos- en un fenómeno reciente en San Cris: la aparición de una comunidad musulmana en los barrios periféricos...

A Jesús no le gusta

Desde la calle Comitán, nuestra sede, hay que caminar hasta el periférico para llegar a... una mezquita todavía en construcción. Todo está aquí, desde la cúpula del mihrab hasta el minarete, que se parece curiosamente a un campanario de una iglesia. No es fácil platicar con la gente, entonces nos informamos como podemos. Al parecer, todo empieza en los años 90 cuando unos habitantes de San Juan Chamula deciden dejar el catolicismo para el movimiento evangélico que se está propagando por todo América Latina. Pero la reacción de los demás e violenta: persecuciones, expulsiones y hasta asesinatos. Los convertidos se ven entonces obligados a instalarse en los barrios pobres de San Cristóbal.

Nos vemos en Guate!
Al mismo momento, aparecen en Chiapas misioneros musulmanes españoles para intentar convertir las tropas de Marcos (sin mucho éxito). El discurso comprometido de los misioneros  es bien recibido por los nuevos evangelistas y no se necesita menos para que cambien otra vez de religión. La gran espiritualidad de los indígenas y el hecho de que el Corán no distingue ninguna raza superior (en contraste con centenas de años de racismo iniciado por los misioneros católicos) explican también ese nuevo fenómeno. Unos años después, la ciudad tiene su propio imam y son ahora casi 300 familias tzotziles que han seguido el camino del profeta Mohamed.

Eso nos divirtió mucho, pero como el islam no autoriza el pox, decidimos no seguir sus enseñanzas. A pesar de eso, todavía seguimos intentando establecer un movimiento religioso en la región como el catarismo. Podría ser divertido, no? La próxima vez les prometemos escribirles desde Guatemala

Veni, Vidi, Vici. (La leyenda de los Volcanes 2/2)

vendredi 14 mars 2014

De retour à Cholula, nous optons pour l'hôtel le plus proche du point de départ des bus. Don Vicenzio, le patron du lieu, est un personnage haut en couleurs. Il nous raconte ses expéditions sur le vieux continent sur les traces de notre ami Jésus et de ses potes. Rome, Assise, Lourdes, Saint Jacques de Compostelle, Jerusalem, le mont Sinaï... Il nous parle aussi du carnaval de Cholula, qui aura lieu dans quelques jours, le lendemain de notre ascension. Nous en reparlerons donc.

Après une bonne nuit de sommeil, nous repartons à l'aube une nouvelle fois en direction de Santiago Xalitzintla. Á 8h, nous reprenons notre poste sur la plage du village pour surveiller les éventuels transports en direction du col. Mais sans succès. A 10h, Miguel Ángel apparait avec sa camionette mais son radiateur est cassé et il n'est pas en mesure de prendre la route. Décidément... Nous partons alors à la recherche d'autres conducteurs (ils sont trois apparemment). Mauvaise idée. Il n'est pas encore 11h et nous voila déjà invités à goûter les gnôles locales et le pulque maison de Constantino, un paysan de son état. Nous repartons avec un litre de pulque offert de bon cœur pour partir à l'ascension de l'Izta. Dans la foulée arrive le cousin de Miguel Ángel, lui aussi chauffeur, qui plie sous les demandes répétées d'autres personnes du village qui souhaitent se rendre à Amecameca, de l'autre côté du Paso de Cortés. Enfin!


L'Iztaccihuatl depuis le Paso de Cortés


Une petite heure plus tard, nous sommes au col à 3600 mètres d'altitude, prêts à avaler les 8km de piste menant au refuge de l'Altzomoni, situé au pied du volcan. Inutile de vous dire, la vue sur les deux volcans et sur la nature sauvage est imprenable. Nous nous installons finalement vers 16h et préparons à manger sans pouvoir lacher des yeux le Popo qui fume tranquillement devant nous. Nous discutons un peu avec les guides et alpinistes locaux qui nous donnent de précieux conseils pour le jour suivant.La suite est beaucoup moins agréable. Coucher 20h et réveil à... 2h du matin. Juste le temps de boire un délicieux café soluble et nous voila partis en direction du sommet de l'Izta.

Les premières heures de marche sont relativement tranquilles malgré l'obscurité et la température négative. On ne connait évidemment pas le chemin et il nous faut donc suivre les traces de pas à la lumière de nos lampes frontales! Lorsque l'aube se lève, ce sont des paysages lunaires et une vue magnifique qui s'offrent à nous. Tout le monde est au rendez-vous: le Popo bien sûr mais également la Malinche, le Nevado de Toluca et le Pic d'Orizaba, point culminant du Mexique.


On a le nez rouge mais pour une fois ce n'est pas à cause de l'alcool


 Au bout de 4 heures, nous arrivons au Refugio de los 100, situé à 4780 mètres. C'est ici que les choses sérieuses commencent. Il nous faut gravir le premier sommet du volcan, qui représente les genoux de la femme blanche. Á 5050 mètres, la respiration se fait plus difficile et les jambes deviennent lourdes, d'autant plus que le sentier devient de plus en plus épineux et frôle parfois l'escalade. Mais en montagnards que nous sommes nous parvenons aux genoux sans encombres.

Malgré tout, il nous faut encore parvenir jusqu'au mont de Venus de la dame par les crêtes surplombant les sept cratères du volcan, puis entamer la traversée de son ventre recouvert d'un glacier et arriver au pied de la montée finale, la poitrine. Le soleil est haut dans le ciel et brûle chaque partie de notre corps resté exposée. On fait un peu la grimace. La fatigue et surtout l'altitude se font sentir, mais à 11h nous atteignons le sommet, le souffle coupé dans tous les sens du terme. Á 5286 mètres d'altitude, un panorama incroyable s'offre à nous sur 360 degrés. Nous l'avons fait. Le temps de prendre quelques photos et nous prenons déjà le chemin du retour, par le même itinéraire. Après avoir visité la princesse des cuisses à la poitrine, que nous servirait-il de continuer jusqu'à son visage?


Une des crètes menant au sommet


 La descente est longue mais à 16h nous sommes en bas, au refuge de l'Altzomoni. Vicente, un guide francophone, nous propose de nous redescendre au col en voiture et nous acceptons de bon coeur. Il nous apprend que l'odeur de souffre sentie au niveau du glacier est toute récente et serait le signe d'un réveil du volcan. La même chose serait observée au Pico de Orizaba. Personne n'ose vraiment imaginer le réveil de l'Izta, crachant un nuage de cendres et de feu sur la capitale mexicaine... Au Paso de Cortés, nous rencontrons par chance Oscar et Lucas qui nous proposent à leur tour de nous descendre jusqu'à Mexico, nous permettant ainsi d'être de retour sur les coup de 22h à Puebla. Pas le plus pratique mais sans doute le plus sûr après nos péripéties du voyage aller.


Nous y sommes!


Après une bonne nuit de sommeil bien méritée, nous suivons les conseils de Don Vicenzio et retournons une nouvelle fois à Cholula pour assister au carnaval. 30 000 personnes sont présentes pour voir le défilé assourdissant de centaines de carnavaliers déguisés de maniere hétéroclite: du mexicain au russe en passant par les turbants arabes et les légionnaires francais. Armés de fusils à poudre, ils s'en donnent à coeur joie provoquant un sacré boucan. Une aubaine pour les marchands de boules-quiès.

Notre semaine dans le centre du pays s'achève. Nous prenons désormais la route du sud. Prochaine étape, le Guatemala!





De regreso a Cholula, nos quedamos en el hotel más cerca de donde salen los transportes. Don Vicenzio, el dueño del lugar, resulta ser un personaje. Nos cuenta sus expediciones en el viejo continente tras la pista de nuestro amigo Jésus y de sus cuates. Roma, Asís, Lourdes, Santiago de Compostela, Jerusalén, el monte Sinai... Nos habla también del carnaval de Cholula, que tendrá lugar en unos días, el día siguiente de nuestro ascenso.

Después de una buena noche, salimos otra vez en la madrugada rumbo a Santiago Xalitzintla. A las 8, retomamos nuestra posición en la plaza principal para echar un ojo a los transportes potenciales. Pero sin éxito. A las 10, Miguel Ángel aparece con su camioneta pero su radiador está roto y no puede subir. Parece que la suerte nos dejó... Salimos entonces a buscar otros chóferes (son tres según). Mala idea. Todavía no son las 11 y somos invitados a probar los licores locales y el pulque de la casa de Constantino, un campesino del pueblo. Salimos de su casa con un litro de esta bebida regalada de buen corazón para subir al Izta. De repente llega el primo de Miguel Ángel, chófer también, que finalmente accede a las peticiones de otras personas que quieren ir a Amecameca, del otro lado del Paso de Cortés. Por fin!

El Izta visto desde el Paso de Cortés


En menos de una hora llegamos al paso a 3600 metros de altura, listos para tragarnos los 8 kilómetros de pista que nos separa del albergue Altzomoni, ubicado al pie del volcán. No hace falta decir que la vista sobre los dos volcanes y la naturaleza salvaje es impresionante. Nos acomodamos finalmente como a las 4 de la tarde y preparamos algo de comer sin poder dejar de mirar al Popo que fuma tranquilamente frente a nosotros. Platicamos un poco con los guías y alpinistas locales que nos dan algunos consejos para el día siguiente. Lo que sigue es mucho menos agradable. Nos acostamos a las 8 de la noche para levantarnos... a las 2 de la mañana. En unos minutos, nos tomamos un delicioso café soluble e iniciamos el ascenso del Izta.

Las primeras horas de caminata son bastante tranquilas a pesar de la oscuridad y de la temperatura negativa. Por supuesto no conocemos el camino y tenemos que seguir las huellas dejadas por otros alpinistas solamente con nuestras lámparas frontales! Al amanecer, los paisajes lunares que nos rodean nos ofrecen una vista impresionante sobre la montaña y el valle. Todos están aquí presentes: el Popo por supuesto pero también la Malinche, el Nevado de Toluca y el Pico de Orizaba, montaña más grande de México.

Un atardecer con el Popo


Después de 4 horas, llegamos al Refugio de los 100, a 4780 metros de altura. Es aquí que las cosas serias empiezan. Tenemos que subir a la primera cima del volcán, que representa las rodillas de la mujer blanca. A 5050 metros sobre el nivel del mar, la respiración se hace más difícil y las piernas más pesadas. El camino también se vuelve más empinado y a veces casi parece escalada. Pero como hombres de la montaña llegamos a las rodillas sin problemas.

A pesar de eso, todavía nos falta pasar por el monte de Venus de la dama a través de crestas sobresaliendo de los siete cráteres del volcán, y luego cruzar sur panza cubierta por un glaciar y llegar al pie de la subida final, el pecho. El sol está alto en el cielo y quema cada parte de nuestro cuerpo que se quedó expuesta. El cansancio y sobretodo la altitud se hacen sentir, pero a las 11 llegamos a la cima, sin aliento. A 5286 metros de altura, disfrutamos de una increíble vista panorámica a 360 grados. Lo hicimos. Tomamos unas fotos y damos ya la vuelta, por el mismo camino. ¿Después de haber visitado la princesa de las piernas al pecho, que punto tiene seguir hasta su cara?


El pecho de la mujer blanca


La bajada es larga pero a las 4 de la tarde estamos abajo, en el albergue Altzomoni. Vicente, un guía local, nos propone llevarnos al paso en carro y aceptamos con buena gana. Nos comenta que el olor a azufre que se siente al nivel del glaciar es muy reciente y sería la señal de que se está despertando el volcán. La misma cosa ha sido observada en el Pico de Orizaba. Nadie se atreve a imaginar el despertar del Izta, escupiendo fuego y cenizas sobre la capital mexicana... En el Paso de Cortés, encontramos a Oscar y Lucas, que nos dan también un aventónhasta la ciudad de México, lo que nos permite estar de regreso a Puebla a las 10 de la noche. No fue lo más práctico pero sin duda lo más seguro, tomando en cuenta los problemas durante el viaje de ida.


Desde la cima


Una buena noche de sueño más tarde, seguimos los consejos de Don Vicenzio y regresamos a Cholula para asistir al carnaval. 30 000 personas están presentes para ver el desfile ensordecedor de centenas de enmascarados disfrazados según varios estilos: del mexicano al ruso, pasando por el turban árabe y los legionarios franceses. Armado con rifles de polvo, le dan con mucha alegría provocando un buen desmadre. Una bendición para los vendedores de tapones.

Nuestra semana en el centro del país se acaba. Seguimos de aquí en adelante rumbo al sur. Próxima estación, Guatemala!

¿Y ahora que? (La leyenda de los Volcanes 1/2)

mercredi 12 mars 2014

Et maintenant ? Voilà qui résumerait parfaitement le déroulement de nos dernières péripéties. Le but était pourtant simple, gravir l'Iztaccihuatl, troisième sommet le plus haut du pays culminant à 5280 mètres d'altitude. Mais croyez-nous, ce ne fut pas une mince affaire!

De retour à Puebla, c'est l'occasion de nous renseigner sur l'ascension de ce volcan mythique et de déambuler dans la ville, qui en cette période de l'année n'est pas trés animée... Malgré tout, Puebla jouit d'un contraste unique. D'une part des centaines d'édifices coloniaux érigés depuis l'arrivée des conquistadors. D'autre par une foule de commerces au style et à la consonance arabe. El SultanEl LibaneseEl Bazar de Puebla... En réalité, près d'un million de mexicains sont d'origine arabe, descendants des familles chrétiennes du Liban, de Syrie ou encore d'Irak. Quoi qu'il en soit, nous sommes ici sur les terres du Seigneur.

La cathédrale l'Immaculée-Conception de Puebla

Quant à nous, pour rallier l'Izta, il nous faut d'abord nous rendre au Paso de Cortés (et oui, encore lui!), qui sépare à la fois Puebla de la ville de Mexico, mais également notre objectif du majestueux volcan Popocatépetl. C'est par ici qu'en 1519, les troupes espagnoles entrèrent dans la vallée de México-Tenochticlan pour mettre fin au plus grand empire mésoaméricain. Aujourd'hui encore c'est un lieu chargé de mythologie méxica..

Iztaccihuatl signifie femme blanche en nahuatl, car vue depuis la vallée le volcan a une forme de femme allongée qui se couvre de neige lors de la saison des pluies. Une des versions d'une légende aztèque raconte qu'Iztaccihuatl était une princesse amoureuse d'un guerrier de son père. N'acceptant pas cet amour, le père de la princesse envoya son guerrier combattre un puissant ennemi lui promettant la main de sa fille si celui-ci revenait victorieux (tout en pensant que c'était impossible). Apprenant que son guerrier avait réussi, le père annonça à sa fille que son amour était mort au combat. Folle de chagrin, elle ne sut surmonter sa peine et en mourut. Lorsqu'il apprit la mort de la princesse, le guerrier mourut à son tour de tristesse. Pris de pitié devant le sort des deux amants, les Dieux les transformèrent en volcan. La princesse devint l'Iztaccihuatl, endormie à jamais, et le guerrier le Popocatépetl, faisant pleuvoir d'une rage aveugle le feu sur terre pour la perte de sa bien-aimée...

Depuis Puebla, nous nous rendons à Santiago Xalitzintla, village le plus proche du Popo. De là, le but est de prendre un van montant les 1000 mètres de piste en terre qui nous séparent du col. A priori aucun problème. A priori... Mais  le village est comme qui dirait... fantôme, mise à part un nombre conséquent de chiens errants et quelques abarrotes (épiceries). Nous rencontrons rapidement Miguel Ángel, qui nous propose de nous monter jusqu'à La Joya, point de départ de l'ascension ou se trouve un refuge qui nous permettrait de passer la nuit au chaud.

La piste menant à la Joya - Au fond à droite le Popocatépetl

Il est maintenant 16h et nous n'avons toujours aucune nouvelle de notre ami, qui s'est évaporé dans le village. En partant à sa recherche, nous le trouvons devant sa maison mais sans sa camionnette. Quelqu'un lui aurait emprunté apparemment, mais il ne sait pas qui... Dès qu'il l'aura retrouvé, il vient nous chercher, c'est promis. Nous attendons donc encore un peu plus sur la place du village qui s'anime en cette fin d'après-midi. En effet, les hommes du village sont venus s'adonner à leur sport préféré: boire des bières! Des troupes de marcheurs, qui semblent descendre droit du Popo, se regroupent également devant la mairie.

Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des croyants venus faire un pèlerinage sur les flancs du volcan, lieu sacré par excellence. Il serait donc possible de passer outre les barrages militaires pour accéder à cette zone interdite, du fait de l'activité volcanique constante du Popo. Apparemment sans aucun problème si l'on prétexte quelque montée soudaine de foi...Mais reprenons nos esprits, nous sommes ici pour l'Iztaccihuatl.

Le Popo, montagne fumante.

Le soleil se couche déjà derrière les volcans et Miguel Ángel n'est pas réapparu. Aucun autre transport d'ailleurs. Et maintenant ? Il faut se rendre à l'évidence, nous ne monterons pas ce soir. Dépités, nous faisons le chemin inverse en direction Cholula pour trouver un endroit où passer la nuit et retenter notre chance le lendemain.





¿Y ahora que? Esa frase resumiría perfectamente el avance de nuestras últimas aventuras. La meta aún era simple, subir al Iztaccihuatl, tercera montaña más alta del país con sus 5280 metros sobre el nivel del mar. Pero créennos, no fue nada fácil!

De regreso a Puebla, aprovechamos el tiempo para informarnos sobre ese volcán mítico y pasear en la ciudad, que está en esa época del año muy poco animada... Sin embargo, Puebla cuenta con un contraste único. Por un lado, posee centenas de edificios coloniales construidos desde la llegada de los conquistadores. Por otro lado, tiene un montón de negocios con estilo y nombre árabe. El SultanEl LibaneseEl Bazar de Puebla... En realidad, casi un millón de mexicanos son de origen árabe, descendientes de familias católicas de Líbano, Siria, Egipto o Iraq. De todos modos, estamos aquí en las tierras del Señor.

En cuanto a nosotros, para llegar al Izta, tenemos que ir primero al Paso de Cortés (¡si, otra vez él!), que separa a la vez Puebla de la ciudad de México, pero también nuestra meta del majestuoso volcán Popocatépetl. Fue por aquí que en el año 1519, las tropas españolas entraron al valle de México para acabar con el imperio más grande de Mesoamérica. Pero los alrededores también tienen un significado mitológico.

Puebla la tranquila


De hecho, Iztaccihuatl significa mujer blanca en nahuatl, porque visto desde el valle el volcán tiene una forma de mujer acostada que se cubre de nieve durante la temporada de lluvia. Una de las versiones de una leyenda mexica cuenta que Iztaccihuatl fue una princesa que se enamoró de un guerrero de su padre. Pero el emperador envió al guerrero a una batalla y le prometió entregarle a su hija si regresaba victorioso, lo que hizo. Pero el padre anunció a su hija que el guerrero había muerto y la princesa se dejó morir por tanto dolor. Luego fue el turno del guerrero por la misma razón. Los dioses se conmovieron de ellos y los convirtieron en volcanes. La princesa llegó a ser el Iztaccihuatl, dormida para siempre, y el guerrero el Popocatépetl, haciendo llover fuego sobre la tierra por la perdida de su amor...

Desde Puebla, nos dirigimos hacia Santiago Xalitzintla, pueblo más cercano al Popo. Desde aquí, la idea es tomar una combi que nos lleve 1000 metros arriba hasta el paso. Aparentemente no hay problema. Aparentemente... Pero el pueblito es como diríamos... fantasma, aparte de varios perros callejeros y unos abarrotes. Sin embargo conocimos a Miguel Ángel, que nos ofrece llevarnos hasta La Joya, punto de inicio del ascenso y donde se encuentra un albergue que nos permitiría pasar la noche sin morirnos de frío.

El Popo

Ya son las 4 de la tarde y nuestro amigo aún no ha dado señales de vida. Salimos entonces a buscarlo y lo encontramos frente a su casa pero sin su camioneta. Parece que alguien la tomó por prestada, pero no sabe quien... Nos promete que tan pronto como la encuentre, nos pasa a recoger. Esperamos entonces un poco más en la plaza principal que se está animando a esa hora. Efectivamente, los hombres del pueblo se reunieron para practicar su deporte favorito: tomar cerveza! Grupos de caminadores, que al parece bajan del Popo, se juntan también frente al palacio municipal.

Lo aprenderemos más tarde, son de hecho fieles venidos para hacer un peregrinaje sobre las faldas del volcán, lugar sagrado por excelencia. Sería entonces posible pasar los retenes militares para acceder a esa zona prohibida por la actividad volcánica permanente del formas. Popo. Al parecer sin problemas si justificamos un aumento repentino de fe...

Pero recuperemos la conciencia, estamos aquí para el Iztaccihuatl. El sol empieza a desaparecer detrás de los volcanes y Miguel Ángel no ha aparecido. Ningún otro transporte de todas formas. ¿Y ahora que? Hay que enfrentar los hechos, no subiremos hoy. Decepcionados, regresamos a Cholula para quedarnos una noche e intentarlo una vez más al siguiente.

Pinche Malinche

lundi 10 mars 2014

Après un week-end d'acclimatation a San Cristóbal, nous prenons la direction de Puebla, quatrième plus grande ville du Mexique située au coeur de la cordillère néovolcanique. Et c'est bien cela qui nous intéresse...

Puebla possède ses charmes de ville coloniale, évidemment marquée par l'influence espagnole et un nombre d'églises au mètre carré vertigineux. Historiquement, c'est une référence pour de nombreux mexicains puisque c'est ici qu'ils mirent en déroute le 5 mai 1862 la plus puissante armée de l'époque... celle du Second Empire francais! En réalité ce n'était qu'un corps expéditionnaire composé de 6500 hommes mais on n'est pas venu ici pour se chamailler avec les locaux. Nous, ce qui nous aura le plus marqué dans cette ville ce sont les tacos árabes, variante mexicanisée des kebab... mais avec de la viande de porc naturellement!


La Malinche

Dès le premier jour, nous nous rendons à Cholula, située à quelques kilomètres de Puebla et célèbre pour son église construite sur une ancienne pyramide, la plus grande du monde préhispanique. Elle a été recouverte depuis par la végétation et donne l'impression d'être une colinne... de 66 mètres de haut tout de même. C'est ici qu'en 1519 notre ami Hernán Cortés fit massacrer des milliers de civils ainsi que les notables de la cité qui ne voulaient pas jurer fidélité au roi d'Espagne. Cholollán était alors la deuxiéme plus grande ville de l'Empire Aztèque.

Cholula est de nos jours également visitée pour sa vue imprenable sur les volcans aux alentours. Cependant par la faute de la pollution nous n'apercevrons que de vagues silhouettes. Mais on s'en fout on est venu les voir de près!


Au pied du volcan (on était encore au top de notre forme)

Le lendemain donc les choses sérieuses commencent. Lever 6h, nous partons pour le volcan La Malinche, de son nom nahualt Matlalcueitl, qui culmine à 4420 mètres d'altitude. Il a plu dans la nuit et les nuages sont toujours présents au petit matin, mais au fur et à mesure le ciel se découvre et laisse apparaître le volcan baptisé selon le nom de la maîtresse de notre ami Hernán Cortés, décidemment...

Après une escale a Apizaco, nous prenons la direction du Centro Vacacional La Malintzi, qui comme son nom l'indique est surtout fréquenté le week end et pendant les vacances. Coup de chance, nous sommes mardi et seuls à tenter l'ascension.


Le cratère de la Malinche

La première partie est assez agréable, en pente douce au milieu d'une forêt de pins qui nous garantie un peu d'ombre. On les regrettera plus tard... En effet à partir de 3900 mètres la végétation se raréfie et nous laisse à la merci du soleil. La pente s'accentue également, le beau chemin en terre se transforme en sable et en pierres. Dans la dernière partie de l'ascension, le ciel est gris, le sol est noir, pierre volcanique oblige même si la Malinche n'est pas entrée en éruption depuis plus de 3000 ans.

Notre objectif est atteint même si on ne voit pas grand chose au sommet. Nous redescendons fatigués mais satisfaits vers notre point de départ, 1500 mètres plus bas. De retour à Puebla en fin d'après-midi, nous clôturons cette journée autour d'une bière et de quelques tacos. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Dans le prochain article nous irons encore plus haut!





Después de un fin de semana de aclimatación en San Cristóbal, nos dirigimos hacia Puebla, cuarta ciudad más grande del país ubicada en el corazón del eje neovolcánico. Y eso es lo que nos interesa...

Sin embargo, Puebla tiene su encanto de ciudad colonial, caracterizado por su influencia española y un número excesivo de iglesias por metro cuadrado. Históricamente, es una referencia para muchos mexicanos ya que fue aquí que derrotaron el 5 de mayo de 1862 al ejército más poderoso de la época... el del Segundo Imperio francés! En realidad solamente era un cuerpo expedicionario compuesto de 6500 soldados pero no estamos aquí para discutir sobre ese acontecimiento. Por nuestra parte, lo que nos sorprendió en esta ciudad fue el taco árabe... con carne de puerco por supuesto!


Nuestra Señora de los Remedios sobre la antigua pirámide

Desde el primer día, fuimos a San Pedro Cholula, ubicada a unos kilómetros de Puebla y famosa por su iglesia construida sobre una antigua pirámide, la más grande del mundo prehispánico. Desde entonces fue cubierta por la vegetación y parece un cerro... de 66 metros de altura. Fue aquí que nuestro amigo Hernán Cortés masacró a miles de civiles así como los sacerdotes y gobernantes de la ciudad que sospechaba de traición. Cholollán era en esa época la segunda ciudad más grande del Imperio Azteca.

Hoy en día, Cholula también es visitada por su vista impresionante sobre los volcanes alrededor. No obstante por culpa de la contaminación solamente vimos a siluetas imprecisas. Pero ni modos, vimos a verlos de cerca!


Subiendo a la Malinche

Al día siguiente empiezan entonces las cosas serias. Nos levantamos a las 6 para salir al volcán Malintzin, de su nombre nahualt Matlalcueitl, que tiene una altura de 4420 metros sobre el nivel del mar. Llovió anoche y todavía siguen las nubes al amanecer, pero poco a poco el cielo se abre y nos deja ver el volcán bautizado según el nombre de la Malinche.

Después de haber pasado por Apizaco, nos dirigimos hacia el Centro Vacacional La Malintzi, que como su nombre lo indica, se llena los fines de semana y durante las vacaciones. Tenemos suerte, es martes y estamos solos para intentar el ascenso.


En la cima

La primera parte es bastante agradable. El camino sube tranquilamente en medio de un bosque de pinos, que nos da un poco de sombra. Los extrañaremos luego... Efectivamente a partir de los 3900 metros, la vegetación casi desaparece y nos deja solos contra el sol. El camino se vuelve más empinado, la tierra se transforma en piedras y arena. En la última parte del ascenso, el cielo es gris y el piso negro por las piedras volcánicas aunque la Malinche no tuvo erupción desde hace más de 3000 años.

Cumplimos con nuestra meta aunque no se ve mucho en la cima. Bajamos cansados pero satisfechos hasta nuestro punto de inicio, 1500 metros más abajo. Llegando a Puebla en la tarde, acabamos este día con una cerveza y unos tacos. Pero la historia no termina así. En el próximo artículo subiremos más alto!

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mercredi 5 mars 2014

Vous avez aimé Le retour du Jedi, Indiana Jones et la dernière croisade, La septième compagnie au clair de lune, Retour vers le futur III, Jurasic Park III et The Matrix Revolutions?

Deux films vous laissent toujours sur votre faim et vous trépignez d'impatience de visionner le troisième volet de vos héros préférés? Alors n'attendez plus! En exclusivité depuis San Cristóbal de Las Casas, nous vous annonçons notre grand retour!

Après un premier épisode palpitant où notre duo de choc partait à la conquête de l'Amérique du Sud et du Mexique, puis un second qui explorait les jungles et plages du sud-ouest mexicain et du Guatemala (centré sur le personnage de Flo, Quentin ayant refusé le projet suite à un désaccord avec les producteurs), le binôme reformé et relooké s’apprête désormais à vous faire suivre leurs nouvelles aventures depuis le centre du Mexique jusqu'au Nicaragua!

A nouvel épisode, nouveau format. Des articles plus courts mais une publication plus régulière. Alors installez vous confortablement devant vos écrans et ... en route !


¡Que Dios nos bendiga!


¿Les gustó El regreso del Jedi, Indiana Jones y la última cruzada, Volver al futuro III, Parque Jurásico III y Matrix revoluciones?

¿Dos películas siempre les dejan insatisfechos y no pueden esperar la tercera entrega de sus héroes favoritos? Entonces ya no esperen más! En exclusividad desde San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, les anunciamos nuestro gran regreso!

Después de un apasionante primer episodio donde nuestro tremendo dúo salió a conquistar a Sudamérica y a México, y un segundo que exploraba las selvas y playas del sureste mexicano y de Guatemala (película enfocada sobre el personaje de Flo porque Quentin se negó a ser parte del proyecto debido a un desacuerdo con los productores), el equipo reformado y con nuevo estilo se prepara a compartir con ustedes sus nuevas aventuras desde el centro de México hasta Nicaragua!

Con este nuevo episodio, nuevo formato. Publicaremos artículos más cortos pero más seguido. Entonces acomódense frente a sus pantallas y ... empezamos!

La Antigua Guatemala (1/2)

dimanche 15 avril 2012

Bien reposé, mais avec des courbatures jusqu'au bout des orteils, je reprends la route direction le centre du pays. A bord du bus du Señor Mendez (le Sebastien Loeb local), nous descendons la Route Panaméricaine à des vitesses record jusqu'à Chimaltenango, porte d'entrée de la Antigua Guatemala.

Le volcan de Agua sous l'arc de Santa Catalina

Particularité guatémaltèque, la gare routière se situe toujours à côté du marché, qu'il faut très souvent traverser afin de rallier le centre-ville. Avec deux sacs à dos, dans des allées bondée d'à peine un mètre de large, la tâche est souvent ardue!

Au premier abord, la Antigua se révèle être la soeur jumelle de San Cristóbal : parc central verdoyant entouré d'arcades, rues pavées jalonnées de maisons coloniales colorées, églises à ne plus savoir qu'en faire et vendeurs ambulants tentant de soutirer quelques quetzals aux touristes toujours aussi nombreux. Même le Palacio Municipal (hôtel de ville) semble identique!

A mon arrivée, la Antigua signifie avant tout la fin des douches électriques (froides qui plus est), qui sont devenues ma nouvelle phobie depuis le voyage en Amérique du Sud.

Le volcan de Agua

Comme souvent, il faut se lever tôt pour visiter la ville, rapidement envahie par les nuages, les hordes de touristes et ... les mariages! Nous sommes samedi et la Semaine Sainte arrive à grand pas.

Je me lance en premier lieu vers le Cerro de la Cruz (Colinne de la Coix), d'ou l'on peut jouir de la plus belle vue sur la ville et le volcan de Agua, qui trône fièrement en arrière plan. Longtemps réputé pour être le théâtre d'agressions et de vols, le lieu est désormais gardé comme une forteresse. Deux flics sont postés en bas de la montée, un en haut, sans compter les patrouilles mobiles et les aller-retour réguliers de véhicules militaires (au moins ici ils servent à quelque chose). Et ouais, on ne déconne plus avec la sécurité des touristes, et c'est tant mieux.


Depuis la croix, on peut s'apercevoir que la Antigua abrite encore les vestiges de son glorieux passé. En effet, la ville construite à partir de 1543 fut capitale du Royume de Guatemala. En 1773, en pleine floraison su style baroque, elle fut frappée par une série de tremblements de terre dite de Santa Marta, qui détruit la plus grande partie des bâtiments (sans parler des miliers de morts) et poussa les autorités espagnoles à déplacer la capitale à l'actuelle Guatemala City

Cathédrale (ou du moins ce qu'il en reste)


Aujourd'hui, on trouve encore des ruines de cette époque en plein centre-ville, notamment la Cathédrale et l'Eglise de San Francisco. Dans cette dernière, on apprend l'histoire de Pedro de San José Betancur, missionaire espagnol qui aurait accompli des miracles dans le coin...

En effet, dans le musée qui lui est dédié, on trouve une salle entière de témoignages de personnes qui grâce à lui auraient guéri ou survécu... La section "béquilles" (rendues inutiles par l'action su Saint) est particulièrement déconcertante.

L'Eglise de San Francisco

Malgré tout, je ne suis pas au bout de mes peines puisqu'en sortant de l'enceinte de l'église, je me retrouve nez à nez avec une procession... C'est le début du carême! Comment n'ai-je pas pu y penser? Le cortège est essentiellement composé d'enfants portant des statues à la gloire de notre ami Jésus ou de la Vierge de Guadalupe. Les rues sont coupées et les véhicules stationnés sur le chemin enmenés à la fourrière. Sur les trottoirs on se bouscule pour avoir une place de choix. Même les utra-nerveux chauffeurs de bus coupent le moteurs et regardent passer la procession. Et ouais, on ne déconne pas avec la religion!

Toujours pas au bout de mes peines, je me heurte un peu plus tard à une foule massée devant le Palacio Municipal, venue apercevoir les dirigeants d'Amérique Centrale réunis pour un sommet sur le trafic de drogue. Le bâtiment est cerné par des policiers, militaires et journalistes. Je lirai le lendemain dans le journal qu'il serait question de dépénalisation... Et ouais, on ne déconne plus avec la lutte contre le trafic de drogue! Affaire à suivre.





Bien descansado, pero con dolores hasta la punta de los dedos de los pies, continuo mi viaje abordo del bus del Señor Mendez (el Sebastien Loeb local), bajando por la Carretera Panamericana a toda velocidad hasta Chimaltenango, puerta de entrada de la Antigua Guatemala.

Ruinas de la Iglesia del Carmen

Particularidad guatemalteca, la central camionera se encuentra siempre al lado del mercado, que a menudo hay de cruzar para llegar al centro histórico. Con dos mochilas en los pasillos llenos de gente y de apenas un metro de ancho, la misión siempre es difícil.

A primera vista, la Antigua aparece como la hermana gemela de San Cristóbal : parque central verde rodeado de arcos, calles pavimentadas con casas coloniales coloridas, iglesias en cada esquina y vendedores ambulantes intentando bajar unos quetzales a los numerosos turistas. Incluso el Palacio Municipal parece ser idéntico!

Mi llegada a la Antigua significa sobretodo el fin de las regaderas eléctricas (frías ademas), que son mi nueva fobia desde el viaje a Suramérica.
 
Cerro de la Cruz

Como siempre en Guatemala, hay que levantarse temprano para visitar la ciudad, rapidamente invadida por las nubes, los turistas y ... las bodas! Es sábado y la Semana Santa se acerca.

Me lanzo primero hacía el Cerro de la Cruz, desde dónde se puede disfrutar de la vista la más linda sobre la ciudad y el volcán de Agua en el fondo. Por mucho tiempo ese lugar tuvo fama de ser el escenario de asaltos y robos. Ahora, está vigilado como una fortaleza. Dos policías se colocan en la parte inferior de la subida, uno en la parte superior, sin incluir las patrullas móviles y las vueltas frecuentes de vehículos militares (al menos ellos sirven). Por fin tomaron en serio el tema de la seguridad de los turistas, y eso es bueno.


Desde la cruz, se nota que la Antigua alberga los restos de su glorioso pasado. La ciudad, construida a partir del año 1543 fue capital del Reino de Guatemala. En 1773, en pleno florecimiento del barroco, fue sacudida por los terremotos de Santa Marta, que destruyeron la mayor parte de los edificios (sin hablar de los miles de muertos). Desde entonces, las autoridades españolas decidieron mover la capital en la actual Ciudad de Guatemala.

Ruinas de la Iglesia de San Francisco

Hoy en día, varias ruinas se encuentran todavía en el centro, como la Catedral o la Iglesia de San Francisco. En esa última, aprendemos la historia de Pedro de San José Betancur, un religioso franciscano español que según hubiera hecho milagros en la región.

En el museo dedicado, hay una sala entera de testimonios de personas curadas o que sobrevivieron por su ayuda. La sección "muletas" (que se volvieron inutiles por la acción del Santo) es particularmente desconcertante.

La iglesia de la Merced

A pesar de todo, el día todavía no ha terminado. Saliendo de la iglesia, me encuentro con una procesión. Es el primer sábado del cuaresma... La procesión se compone sobretodo de niños llevando estatuas de Jesús o de la Virgen de Guadalupe. Las calles están cortadas y los vehículos mal estacionados sacados. En las banquetas, la gente pelea para tener un buen lugar. Hasta los choferes ultranerviosos de bus se paran y miran pasar la procesión...

A pesar de todo, el día todavía no ha terminado. Llegando al Palacio Municipal, me encuentro con una multitud de gente que vino a ver a los gobernantes de Centroamérica reunidos para hablar de la lucha contra el tráfico de drogas. El edificio está rodeado por policias, militares y periodistas. El día siguiente leeré en el periódico que se trataría de despenalización... A ver.

En route vers les sommets

mercredi 4 avril 2012

En partant de Xela, un nouveau challenge s’offre à moi : rallier San Pedro la Laguna en Chicken bus, le bus de seconde classe guatémaltèque. 

Tout le monde a certainement en tête le fameux bus jaune et noir des écoliers nord-américains, ou pour les plus jeunes d’entre nous, le Bus Magique. Aujourd’hui, ces bus sont devenus le moyen de transport le plus utilisé au Guatemala. La plupart ont été customisés, c’est-à-dire repeints ou tapissés d’autocollants. Du coup, on retrouve régulièrement des portraits de Jésus ou de la Vierge de Guadalupe sur les pare-brise, accompagnés d’inscriptions du type "Jesús es mi pastor"  (Jésus est mon berger).  Et oui, les fanatiques ne sont pas tous musulmans…  Les bus qui ont gardé la même apparence que quand ils arpentaient les routes d’Amérique du Nord sont ceux destinés … aux écoliers.

A droite : le volcan San Pedro

Malheureusement, l’intérieur du bus ne ressemble en rien aux capots brillants et aux carrosseries colorées. On ne trouve pas de sièges individuels mais des banquettes, originellement pour deux personnes mais où l’on s’entasse parfois à trois voire quatre ou cinq personnes quand il s’agit d’enfants. Et Dieu sait qu’il y en a! Ainsi, on se retrouve souvent à 50 ou 60, entassés comme des poulets (les anglophones auront compris le jeu de mots). 

Généralement, le Chicken Bus n'est pas soumis au code de la route (officieusement bien sûr). Il s’arrête de partout (au milieu de la route évidemment) pour laisser monter ou descendre des passagers, des marchandises ou des animaux... Pour cela, les chauffeurs ont beau rouler à fond surtout dans les descentes), il faut environ une heure pour parcourir 40 kilomètres…  C’est long, en dépit de la bonne ambiance qui règne, et des derniers tubes de cumbia et de reggaeton qui tournent en boucle.

Couleur café

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos poulets. Je pars de Xela pour environ quatre heures de trajet, dans un bus bondé empruntant des routes de montagne à moitié goudronnées. En prime, une descente vertigineuse sur le lac Atitlán, ou le chauffeur a dû effectuer plusieurs manœuvres pour prendre des virages en lacet. Comme disent les guatémaltèques, "¡Fe en Dios y adelante!" (Foi en Dieu et en avant!). En ces temps de crise, si vous n’avez pas les moyens de payer une entrée au parc Astérix, venez voyager au Guatemala, les trajets ne sont pas chers (1 euro de l’heure !) et les émotions sont garanties !

L’arrivée à San Pedro apparaît comme un bouffée d’air frais, du moins pas contaminé par l’odeur d’essence. Les lecteurs les plus assidus, et disposant d’une bonne mémoire il faut le dire, se souviendront que j’étais déjà passé à San Pedro en 2010, lors de mon premier voyage au Guatemala.  

Ce petit village, en train de devenir grand, est à la fois peuplé d’autochtones et d’étrangers, venus rafler la manne touristique. En effet, le tourisme s’est considérablement développé ces dernières années. Le ratio d’hôtels/restaurants par habitant doit être l’un des plus élevés du pays. Les étrangers affluent, les prix grimpent et un petit village charmant se retrouve contraint de vendre son âme au tourisme. Et comme souvent, les populations locales n’en profitent qu’à moitié. Mais je ne suis pas venu pour ça. C’est sur les sommets que mon attention est centrée.

Le volcan Atitlán

Le lendemain, je me lève donc en même temps que le soleil pour gravir le volcan San Pedro. En effet, il faut arriver tôt au sommet avant que les nuages ne viennent le recouvrir. L’ascension commence sur le bitume, le long de la route qui relie San Pedro à Santiago, situé de l’autre côté du volcan. Quelques minutes plus tard, j’arrive au Parc Ecologique, qui n’est rien d’autre qu’un péage ou il faut évidemment payer un droit d’entrée. La bonne nouvelle est  que ce droit d’entrée inclue un guide, commis d’office. La mauvaise est que le groupe est composé d’une dame d’environ 60 ans. Et bien que  ma condition physique ne soit pas au top, je m’affranchis rapidement de notre mamie et pars en solitaire. Le guide, en grand gentleman, s’occupera quant à lui de la trainer jusqu’en haut…

Le sentier navigue dans un premier temps à travers les champs de maïs et de café, qui poussent comme de la mauvaise herbe sur ces terres fertiles. Je croise de temps en temps quelques locaux qui viennent couper du bois pour le feu qui servira à faire cuire les tortillas et les frijoles. Et oui, malgré l’arrivée du Wi-Fi et de CNN par le câble, certains n’ont pas encore accès au gaz… (que ce soit par tradition ou manque d'installations).

Vue du lac depuis le sommet

Au bout d’une heure d’ascension, les choses sérieuses commencent. Le chemin monte droit en direction du cratère (qui n’en est plus un, le volcan n’étant plus actif depuis des lustres), au milieu de la forêt. Au moins, on est à l’ombre et ça me permet d’arriver frais comme un gardon au sommet sur les coups de 10 heures. Nous sommes à 3 020 mètres d'altitude, 1 500 mètres au dessus du lac.

La vue sur les volcans Atitlán, Tolimán et Agua (dont on reparlera) est impressionnante. Mais la vue sur le lac est entachée par une petite brume qui permet à peine de distinguer l’autre rive. D’après les dires des habitants, cette brume serait due à une activité volcanique intense dans les environs. Affaire à suivre. Bref, ça ressemblait plus au Loch Ness qu’à un lac d’Amérique Centrale.

N’ayant pas trouvé de service de location de parapentes sur place, je redescends par là ou je suis monté, un peu plus rapidement cette fois il faut bien l’avouer. Et c’est avec les jambes comme de chewing-gum que j’arrive à San Pedro. Il est 13 heures, bonne nuit !




Un nuevo reto me espera saliéndome de Xela : llegar a San Pedro la Laguna en Chicken Bus, el bus de segunda clase guatemalteco. Todos recuerdan ciertamente el famoso bus negro y amarillo de los escolares norteamericanos.

Hoy en día, estos buses se convertieron en el medio de transporte más utilizado en Guatemala. La mayoría se han customizado, o sea pintados o empapelados con pegatinas. Por lo tanto, se pueden ver regularmente las caras de Jesús o de la Virgen de Guadalupe en el parabrisas, acompañados de inscripciones tales como "Jesús es mi pastor". Sobre este punto, ganan a los mexicanos, lo que me parecía imposible antes de haber llegado aquí. Los únicos buses que se quedaron en su estado original son ahora destinados a ... los escolares.

El parque central de San Pedro

Desafortunadamente, el interior del bus no se parece en nada a su aparencia exterior brillante y colorida. No se encuentran asientos, sino bancos, originalmente para dos personas, pero en el que se amontonan tres (hasta cuatro o cinco cuando se trata de niños) personas . Entonces, nos encontramos siempre a 50 o 60 en el bus, aglutinados como pollos (los que hablan inglés entrendrán ese juego de palabras).

Generalmente, al Chicken Bus no le tocan la reglas de circulación. Se para en cualquier lado (en el medio de la carretera) para dejar subir o bajar personas, mercancías o animales... Por eso, aunque los choferes manejan a toda velocidad, se necesita una hora para recorrer 40 kilómetros...  Es largo, a pesar del buen ambiente y de los últimos éxitos de cumbia y reggaeton que sueñan a todo volumen.
El camino hacia el tope del volcán

Pero volvemos a nuestra historia. Me voy de Xela por más o menos cuatro horas de recorrido, a bordo de un bus llenísimo tomando rutas de montaña medio pavimentadas. En extra, una bajada espectacular sobre el Lago de Atitlán, donde el chofer tuvo que realizar varias maniobras para girar sin caer en el precipicio. Como dicen los guatemaltecos, "¡Fe en Dios y adelante!" En esos tiempos de crisis, si no tienen bastante dinero para ir a un parque de atracciones, vengan a Guatemala, los transportes son baratos (menos de 20 pesos la hora) y las emociones garantizadas!

Al llegar a San Pedro, puedo de nuevo respirar aire fresco, al menos no contaminado por el olor de gasolina. Los lectores los más asiduos de este blog, y con buena memoria por supuesto, recordarán que ya había pasado por San Pedro en el 2010, durante mi primer viaje a Guatemala.

Ese pequeño pueblo, que llega a ser grande, está poblado a la vez de indígenas y de extranjeros, que vinieron a hacerse ricos con el turismo, que se desarolló mucho esos últimos años. El ratio de hostales/restaurantes por habitante debe ser uno de los más altos del país. Los turistas llegan cada vez más numerosos, los precios suben, y un pueblito se ve forzado de vender su alma al turismo. Si al menos, la población local lo aprovecharía plenamente... Pero no vine por eso. Mi atención está enfocada en las cumbres.
Subiendo al volcán

El día siguiente, me despierto al mismo momento que el sol para subir al volcán San Pedro. Efectivamente, hay que llegar temprano a la cumbre antes que las nubes la cubran. El ascenso empieza en la carretera de San Pedro a Santiago, que está ubicado del otro lado del volcán. Unos minutos más tarde, llego al Parque Ecológico, que nada más es una cuota donde hay que pagar la entrada al camino. Lo bueno es que la entrada incluye un guía. Lo malo es que en mi grupo se encuentra una dama de 60 años. Y a pesar de mi pésima condición física, me adelanto rapidamente del grupo. El guía, gran caballero, se hará cargo de llevar a la señora hasta la cumbre...

El sendero navega a través los campos de café y maíz, que crecen como mala hierba en estas tierras fértiles. Me encuentro a lo largo del camino a unos locales que vinieron a cortar leña para el fuego que sirve para cocinar las tortillas y los frijoles. Así, a pesar de la llegada del Wi-Fi y de CNN por el cable, todavía hay gente que no tiene gas para cocinar (por tradición o por falta de infraestructuras).

El nuevo Indiana Jones

Despues de una hora de asenso empieza la verdadera diversión. El camino sube recto rumbo al cráter (que ya no es activo desde hace mucho tiempo), en el medio del bosque. Al menos estamos a la sombra, lo que me permite llegar bien fresco a la cumbre a las 10 de la mañana. Estamos a 3 020 metros de altura, 1 500 metros sobre el lago.

La vista sobre los volcanes Atitlán, Tolimán y de Agua (del cual hablaré más tarde) es impresionante. Pero la vista sobre el lago está contaminada por una neblina que apenas permite distinguir el otro lado. Según los habitantes, esta neblida se debe a una intensa activdad volcánica en la región. Bueno, se parecía más al Loch Ness que a un lago de Centroamérica.

Por no haber encontrado un servicio de renta de parapente, regreso por el mismo camino, esta vez un poco más rapido. Llego por fin a San Pedro las piernas como chicle. Es la una de la tarde, buenas noches!