Koh-Lanta 2014: édition Caraibes (Pirates ! (1/2))

mercredi 9 avril 2014

Dans le dernier article, nous vous avions promis plages de sable blanc, eaux turquoises et cocotiers. Et bien chose promise chose due ! Nous quittons les terres mayas pour les décors paradisiaques des îles caribéennes mais séparés ! Quentin ayant trouvé meilleure compagnie, nous nous donnons rendez vous à La Ceiba pour entammer notre carrière de pirates.

Sur le chemin, Flo décide de faire un crochet par la bien-nommée Gracias (Merci en español pour ceux qui n'écoutaient pas à l'école). Fondée en 1536 sous le nom de Gracias a Dios (plus catholique tu meurs !), la ville fut pendant quelques année le siège de la Audiencia de los Confines, instance gouvernante de la couronne d'Espagne en Amérique Centrale, avant d'être éclipsée par la Antigua Guatemala. De sa période faste on trouve encore quelques édifices coloniaux, des églises, un petit château et bien évidemment la fameuse Audiencia de los Confines, qui est devenue de nos jours la maison du prêtre...

L'Église San Marcos de Gracias

À peine sortis du centre, on tombe vite sur des champs et des chemins en terre. Gracias compte environ 40 000 habitants mais ressemble davantage à un hameau qu'à un chef-lieu des 18 départements que possède le Honduras. Les touristes non plus ne courent pas les rues. En effet, il a chuté depuis quelques années en raison notamment de l'insécurité qui règne dans le pays (Sarko revient!). Sa réputation n'est donc plus à faire, tout comme son cher voisin El Salvador. Et c'est bien dommage, puisque le Honduras regorge de lieux historiques, de merveilles naturelles et d'habitants tous très aimables, comme de partout dans cette région. Et la Coupe du Monde approchant, ça chambre pas mal (le Honduras étant dans le groupe de la France)!

Á la conquête des Caraïbes!

Pour l'un comme pour l'autre, la route jusqu'à La Ceiba, sur la côte caribéenne, est relativement longue mais toujours très animée. Ici le reggaeton, style musical le moins inspiré des 50 dernières années, s'écoute du matin au soir et du soir au matin. Il faut avoir les oreilles solides pour résister à cette déferlante. Mais nous arrivons à bon port dans la troisième plus grande ville du pays, passage obligé pour se rendre dans les îles caribéennes. Nous aurions aimé vous dire que le climat est agréable, mais la région connait actuellement des pics de chaleur. La température en journée avoisine les 32°C et le taux d'humidité dépasse constamment les 90%, sans parler du soleil qui nous transforme rapidement en spécialité culinaire locale, le poisson frit !

La Ceiba est une ville typique des Caraïbes, de part son architecture et la diversité ethnique de ses habitants. Même si l'on trouve une grande majorité de métisses, la côte et les îles abritent encore quelques communautés garífunas, descendants des peuples autochtones caribes et d'esclaves africains, rescapé du naufrage de leur navire négrier, selon l'histoire officielle. Au fil du temps, ces communautés ont été persécutées et déportées, notamment sur l'île de Roatán, au large de La Ceiba. Aujourd'hui encore, comme les autres groupes indigènes du pays, ils sont encore victimes de discrimination et une grande partie de la population vit dans une situation précaire.

Sur l'île de Chachahuate I

Afin de nous assurer un séjour des plus tranquilles, nous écartons les îles ultra-touristiques d'Útila et de Roatán au profit des Cayos Cochinos (que l'on pourrait traduire par îles des cochons), situés à 30 kilomètres au nord-est de La Ceiba. Les deux îles principales (Cayo Mayor et Cayo Menor) et les 13 cayes qui les entourent sont uniquement accessibles en bateau, ou plutôt en barque à moteur. Accompagnés de Marie-Laure nous embarquons sur un rafiot à destination de l'île Chachahuate II et pour une fois, nous devons d'être honnêtes : on est (presque) au paradis ! Si Cayo Menor est actuellement remplie d'italiens et de portuguais, venus s'affronter dans leur versions respectives de Koh-Lanta, notre îlot n'a rien à lui envier ! La compétition commence maintenant !





En el último artículo, les prometimos playas de arena blanca, aguas turquesas y cocoteros. Y vamos a cumplir con nuestra promesa! Dejamos las tierras mayas para los paisajes idílicos de las islas caribeñas pero separados! Como Quentin encontró mejor compañía, nos damos cita en La Ceiba para empezar nuestra carrera de piratas.

Siguiendo los pasos de Calico Jack!

En el camino, Flo decide dar una vuelta por la bien llamada Gracias. Fundada en el año 1536 bajo el nombre de Gracias a Dios (más católico no se puede!), la ciudad fue durante unos años la sede de la Audiencia de los Confinesórgano de gobierno de la corona española en Centroamérica, antes de ser sustituida por la Antigua Guatemala. De su época de oro se encuentran todavía algunos edificios coloniales, iglesias, un castillo, y por supuesto la famosa Audiencia de los Confines, que es hoy en día la casa parroquial...

A unas calles del centro histórico, nos topamos rápidamente con campos y caminos de terracería. Gracias tiene aproximadamente 40 000 habitantes pero se parece más a una aldea que a una capital de uno de los 18 departamentos que componen Honduras. Los turistas tampoco se dejan ver. De hecho, ha bajado mucho estos últimos años en particular por la inseguridad en el país (Calderón regresa!). Su fama ya está establecida, como su querido vecino El Salvador. Y es una lástima, porque Honduras abunda en lugares históricos, maravillas naturales y habitantes todos muy amables, como en toda la región. Y como el Mundial se acerca, están bromeando bastante (Honduras está en el mismo grupo que Francia)!

Garífunas saliendo a pescar

Para los dos, el camino hasta La Ceiba, en la costa caribeña, es bastante largo pero siempre muy animado. Aquí, el reguetón, género musical menos inspirado de los 50 últimos años, se escucha desde la mañana hasta la noche y desde la noche hasta la mañana. Hay que tener orejas sólidas para resistir a estas olas de sonido. Pero cumplimos nuestro objectivo llegando a la tercera ciudad más grande del país, paso obligatorio para ir a las islas del Caribe. Nos hubiera gustado decirles que el clima es agradable, pero la región está experimentando picos de calor. La temperatura en el día está alrededor de 32°C y la humedad excede constantemente los 90%, sin hablar del sol que nos transforma rápidamente en especialidad local, el pescado frito!

La Ceiba es una ciudad típica caribeña, por su arquitectura y la diversidad étnica de sus habitantes. Aunque la mayor parte de la población se compone de mestizos, hay en la costa y las islas algunas comunidades garífunas, descendientes de los pueblos indígenas caribes y de esclavos africanos, sobrevivientes del naufrago de su barco, según la historia oficial. Con el tiempo, estas comunidades fueron perseguidas y deportadas, particularmente a la isla de Roatán, al norte de La Ceiba. Hoy todavía, como los otros grupos indígenas, los garífunas son víctimas de discriminación y una gran parte de su población vive en una situación precaria.

El "puerto" de Cayo Menor

Con el fin de asegurarnos una estancia tranquila, descartamos las islas ultra-turísticas de Útila y Roatán a favor de los Cayos Cochinos, ubicados a 30 kilómetros al noreste de La Ceiba. Las dos islas principales (Cayo Mayor y Cayo Menor) y los 13 cayos que las rodean son accesibles únicamente por barco, o más precisamente por lancha con un motor. Acompañados por Marie-Laure subimos a bordo de un barquillo rumbo a la isla Chachahuate II, y esta vez, siendo honestos, estamos (casi) en el paraíso! Si el Cayo Menor es actualmente lleno de italianos y portugueses que vinieron a competir para la nueva edición del programa de telerrealidad Supervivientes, nuestro cayo no tiene nada que envidiarle. La competencia empieza ahora!

Sous le soleil du Honduras

samedi 5 avril 2014

Dans notre quête d'ajouter un nouveau pays à notre liste, Flo part en éclaireur au Honduras, suivi de près par Quentin. Le voyage n'est pas ce que l'on appellerait un long fleuve tranquille, mais c'est l'occasion de faire connaissance avec la capi (pas vraiment ravis de la rencontrer...), et de tester les bus de 1ère classe guatémaltèques (comprendre “bus construits après les années 70”), en direction de Chiquimula, petite ville située à quelques kilomètres de la frontière. Au fur et à mesure, le climat est de plus en plus lourd, les paysages de plus en plus secs, faute à la pleine saison sèche. L'Amérique Centrale, on en a déjà parlé, possède une unité historique et culturelle et le dépaysement n'est donc pas au rendez-vous... au premier abord. Il suffit de faire tamponner son passeport et de troquer ses quetzals contre des lempiras avant de pouvoir sauter dans la première camionette pour Cópan Ruinas, notre première destination au pays des baleadas.

Au Honduras, on s'est fait de nouveaux potes !

La République du Honduras, coincée entre le Guatemala, le Salvador, le Nicaragua, l'océan Pacifique et la mer des Caraibes (pas mal nous direz vous), est un petit pays de près de 8 millions d'habitants. En arrivant à Trujillo en 1502, Cristophe Colomb s'exclama : "Gracias a Dios, salimos de estas honduras" (Grâce à Dieu, nous sommes sortis de ces eaux profondes!), baptisant ainsi le nouveau territoire qu'il venait de découvrir. Après son émancipation en 1823, son annexion par le Premier Empire Mexicain (1822) et son inclusion aux Provinces Unies d'Amérique Centrale, le Honduras devint finalement un état souverain en 1839. Depuis le pays se cherche un peu... On dénombre pas moins de 300 rébellions, coups d'état et conflits civils et même une dictature (1972-1983) et la situation ne semble pas s'améliorer depuis l'apparition des maras (gangs) durant les années 80. Mais arrêtons là, le Honduras semble être un pays plein de surprises et d'ailleurs nous commençons maintenant!


Petites leurs portes, non ?

Située à quelques encablures de ruines mayas, Copán est une petite ville tranquille bâtie pour le tourisme. Il n'y a donc pas grand chose à faire à part consommer dans les bars et les restaurants qui pullulents dans les rues autour du parc central. La seule attraction, et pas des moindres, est son site archéologique, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1980. Et ça se ressent quand on paye le billet d'entrée...

Les premières vagues d'immigration maya dans la vallée de Copán remontent au premier siècle avant J-C, en provenance des haut-plateaux guatémaltèques. Pendant 500 ans, la cité se développe et en 424, K'inich Yax Kuk Mo , un chef maya venant de la région de Tikal, arrive dans la vallée et fonde une dynastie de 17 dirigeants qui fit de Copán l'une des plus importantes cités maya de son époque. La ville fut un centre d'avancées culturelles en termes d'astronomie, de mathématiques, d'écriture hiéroglyphique et d'architecture. A son apogée, elle comptait plus de 25000 habitants ce qui en faisait la plus grande et la plus puissante cité du sud-est du territoire maya. Aujourd'hui, le groupe principal, qui est composé de plusieurs vestiges de pyramides, stèles, jeu de pelote et autels est l'un des plus importants héritages du génie maya, tout comme Chichén Itzá et Tikal.

Le patio des jaguars
A 2km à l'est, on trouve le complexe de Las Sepulturas (qui donna son nom à un célèbre groupe de métal brésilien), une ancienne zone résidentielle connectée au centre principal par un sacbé. D'un point de vue esthétique, ce n'est pas aussi impressionnant que les pyramides et ça ne représente certainement qu'un tas de pierres pour le touriste lambda. Malgré tout, ce sont des zones primordiales pour les recherches archéologique car ces ruines annexes permettent de mettre en lumière la vie quotidienne des mayas, grâce notamment au nombreux artefacts retrouvés. Et on en apprend des bonnes! Ainsi, l'homme maya issu des classes supérieures avait une femme et sept concubines (une pour chaque jour de la semaine!). Dans un autre registre, un peu plus dérangeant pour certains, les mayas enterraient leurs morts... sous leurs lits! Ils s'assuraient ainsi d'avoir des protecteurs dans l'inframonde peuplé de monstres et du redoutable Camazotz. Pour les plus intéressés, nous mettons le lien du Popol Vuh, le livre de la cosmogonie des mayas Quichés..

Le terrain de jeu de pelote !

La chute soudaine de cette puissante cité-État, bien des siècles avant l'arrivée des conquistadors, reflète un phénomène global. Les ressources naturelles se sont épuisées suite à une croissance démographique trop importante, notamment le bois qui causa la déforestation de la vallée. Le réchauffement climatique qui s'ensuivit provoqua alors une baisse significative des récoltes conduisant à une crise alimentaire, elle même débouchant sur une crise politique, marquant l'effondrement de Copán. Notre sort à nous aussi? (ce paragraphe est sponsorisé par Europe Écologie - Les Verts!). Aujourd'hui, la végétation a repris ses droits, de quoi garantir un peu d'ombre sur le site et des perchoirs pour les guacamayas, réintroduis sur le site il y a quelques années pour le plus grand bonheur des touristes. Ici, il faut se rendre à l'évidence : la chaleur, de plus en plus écrasante, sera notre pain quotidien pour ces semaines à venir. C'est pourquoi notre prochaine étape s'impose d'elle-même : la ville de La Ceiba sur la côte caribéenne!





En nuestra búsqueda para agregar un nuevo país a nuestra lista, Flo sale a investigar primero, seguido de cerca por Quentin. El viaje no es como un río largo y tranquilo, pero es una oportunidad para conocer a la capi (sin tanto gusto...) y probar los buses de primera clase guatemaltecos (entender "buses construidos después de los años 70"), rumbo a Chiquimula, pequeña ciudad ubicada a unos kilómetros de la frontera. Poco a poco, el clima se hace más pesado, los paisajes más secos. Estamos en medio de la temporada seca. Centroamérica, como ya lo dijimos, tiene una unidad histórica y cultural y por eso no nos quedamos tan desorientados... al principio. Solamente hay que poner el sello en el pasaporte y cambiar sus quetzales por lempiras antes de tomar la primera camioneta que va a Cópan Ruinas, nuestro primer destino en el país de las baleadas.

El juego de pelota

La República de Honduras, atrapada entre Guatemala, El Salvador, Nicaragua, el océano Pacífico y el mar Caribe (no tan mal, no?), es un pequeño país de 8 millones de habitantes. Cuando llegó a Trujillo en el año 1502, Cristóbal Colón dijo: "Gracias a Dios, salimos de estas honduras (aguas profundas)", bautizando así el nuevo territorio que acababa de descubrir. Después de su independencia en el año 1823, su anexión por el Primer Imperio Mexicano (1822) y su inclusión a la República Federal de Centro América, Honduras llegó a ser finalmente un estado soberano en el año 1839. Desde entonces, el país se está buscando... Hubo no menos de 300 rebeliones, golpes de estado, guerras civiles, y hasta una dictadura (1972-1983), y la situación no parece mejorarse desde que aparecieron las maras en los años 80. Pero dejemos de hablar de eso. Honduras parece ser un país lleno de sorpresas y vamos a empezar ahora!

Ubicado a unos pasos de ruinas mayas, Copán es un pueblo tranquilo que se desarrolló para el turismo. No hay muchas cosas que hacer entonces excepto consumir en los bares y restaurantes que pululan en las calles que rodean el parque central. La única atracción, y no de las menores, es su sitio arqueológico, que fue declarado patrimonio de la Humanidad por la UNESCO en el año 1980. Y se siente en el precio del boleto de entrada...

Un templo con esculturas de guacamaya

Las primeras olas de migración maya hacia el valle de Copán empezaron en el siglo I AC, llegando desde el altiplano guatemalteco. Durante 500 años, la ciudad se desarrolló y en el año 424, K'inich Yax Kuk Mo, un cacique maya de Tikal, llega y funde una dinastía de 17 líderes que convirtieron Copán en una de la ciudades más importantes de su época. Fue un centro de progreso cultural en términos de astronomía, matemáticas, escritura jeroglífica y arquitectura. En su pico, tenía más de 25000 habitantes y era en ese entonces la ciudad más grande y potente del sureste del territorio maya. Hoy en día, el grupo principal, que se compone de varios restos de pirámides, estelas, juego de pelota y altares es uno de los legados más importantes del genio maya, como Chichén Itzá et Tikal.

El edificio principal del Acropolis

Dos kilómetros más al este, encontramos al grupo de Las Sepulturas (que dio su nombre a un famoso grupo de metal brasileño), una antigua zona residencial conectada al centro principal por un sacbé. Desde un punto de vista estético, no es tan impresionante como las pirámides y sin duda se parece solamente a un montón de piedras para el turista lambda. Sin embargo, son zonas primordiales para las investigaciones arqueológicas porque estas ruinas permiten poner en evidencia la vida cotidiana de los mayas, gracias particularmente a muchos artefactos encontrados. Y nos aprendemos unas buenas! Así, el hombre maya de la clase alta tenía una mujer y siete concubinas (una para cada día de la semana!). De otra forma, más perturbadora para algunos de nosotros, los mayas enterraban a sus muertos... abajo de la cama! De esa manera, se aseguraban de tener protectores en el inframundo, poblado por monstruos y el temido Camazotz!

Una estela original

La caída repentina de esta potente ciudad, siglos antes de la llegada de los conquistadores, refleja un fenómeno global. Los recursos naturales se agotaron por el crecimiento rápido de la población, en particular la leña que causó la deforestación del valle. El calentamiento global que siguió provocó entonces la reducción de las cosechas y una crisis alimentaria, que condujo ella misma a una crisis política que marco la caída de Copán. Nuestro destino también? (ese parágrafo fue patrocinado por Greenpeace!). Hoy en día, la vegetación ha retomado su lugar, lo que nos garantiza un poco de sombra y perchas para las guacamayas, introducidas de nuevo en el sitio unos años atrás, para complacer a los turistas. Otra vez tenemos que enfrentar la realidad, el calor, cada vez más pesado, será nuestro pan cotidiano para las semanas que vienen. Por eso nuestra próxima etapa es más que evidente: la Ceiba, en la costa caribeña!

D'eau et de feu.

samedi 29 mars 2014

Nous voici donc une nouvelle fois sur la route, à bord du chicken bus nous menant à La Soledad, petit village situé sur les flancs du volcan Acatenango, qui culmine à 3976m. Alex, ayant laissé sa copine sur les bords du lac Atitlán, nous accompagne une fois encore pour ce périple. Le trajet n'est seulement que de quelques kilomètres, mais il faut un peu plus d'une heure pour rallier le village, sur une route poussiéreuse et défoncée, comme notre derrière...

Vue depuis la maison de Mario, à La Soledad.

Sur place, les personnes que nous interrogeons nous mettent sur la piste de Jaime, dit Mario, qui accepte de nous guider le lendemain matin jusqu'au sommet du volcan et met même à notre disposition une chambre dans sa propre maison et confie à sa femme la lourde tâche de nous nourrir. Ici nous sommes en territoire Cakchiquel, l'une des 23 ethnies mayas que compte le Guatemala. Avec près de 500 000 locuteurs, le cakchiquel fait partie des langues indigènes les plus parlée dans le pays.

Le volcan Agua au lever du soleil.

Au risque de radoter, nous sommes une nouvelle fois au milieu de nulle part, entourés de champs et de montagnes, avec pour seuls compagnons des chiens, des poules, des cochons et même une vache. La nuit, le silence est roi, sauf lorsque les grondements des éruptions répétées du volcan Fuego (assez actif en ce moment selon les dires des habitants) viennent troubler la tranquillité de notre ermitage. Pour vérifier de nos propres yeux l'intense activité du Fuego, nous commençons l'ascension de l'Acatenango à 3h30 du matin. En effet seuls 500m à vol d'oiseau séparent ces deux volcans et le sommet que nous gravissons nous offrira une vue imprenable sur son voisin.

Sur les flancs du volcan, au dessus des nuages.

Le chemin, en sable volcanique, monte directement à travers les cultures (principalement la milpa) puis entre dans une forêt qui se clairsème peu à peu avant l'apparition du soleil. La partie haute du volcan Agua, à l'est, émerge d'une mer de nuages. Au pied du cône final, il ne nous reste plus qu'à nous frayer un chemin au milieu d'un décor lunaire pour arriver finalement au cratère, après quatre heures de marche.

On prend la pause devant le Fuego.

Le noir du sol contraste avec le bleu du ciel. Le froid se fait sentir et des vents violents balayent la cime, mais il nous faut absolument rester sur place afin d'observer le Fuego en activité. 30 minutes et 4/5 éruptions plus tard, nous prenons le chemin du retour et arrivons à La Soledad vers 10h. Le temps de nous jeter une bière (c'est tôt mais on l'a bien méritée!), nous sautons dans le premier bus en direction de la vallée, pour un nouveau bain de foule après tant de solitude. Ce week-end c'est l'anniversaire à Quentin et rien ne filtrera dans ce blog. Mais le mezcal coulera à flots ! Rendez-vous dans quelques jours pour notre prochaine aventure, au Honduras !





Estamos entonces otra vez en la carretera, a bordo del chicken bus que nos lleva a La Soledad, pequeño pueblo ubicado en las faldas del volcán Acatenango, que alcanza los 3976 metros de altura. Alex, que dejó su novia en el lago Atitlán, nos acompaña una vez más para esa aventura. El recorrido tiene solamente unos kilómetros, pero se necesita más de una hora para llegar al pueblo, sobre un camino polvoriento y deteriorado, como nuestro trasero...

El volcán de Agua saliendo de las nubes.

En el lugar, las personas a quien preguntamos nos llevan hacía Jaime, llamado Mario, que acepta guiarnos al volcán al día siguiente. También nos proporciona un cuarto para pasar la noche y confía a su esposa la difícil tarea de alimentarnos. Aquí, estamos en territorio Cakchiquel, una de las 23 etnias maya que cuenta Guatemala. Con casi 500 000 hablantes, el cakchiquel es uno de los idiomas indígenas más hablados en el país.

Tomando un descanso...


Sin querer divagar sin sentido, estamos una vez más en el medio de la nada, rodeados por cultivos y montañas, y con únicos compañeros algunos perros, gallinas, puercos y una vaca. En la noche, el silencio es el rey, excepto cuando los estruendos de las erupciones repetidas del volcán de Fuego (bastante activo según los locales) perturban la tranquilidad de nuestra ermita. Para averiguar con nuestros propios ojos la intensa actividad del Fuego, empezamos el ascenso del Acatenango a las 3.30 de la mañana. De hecho, solamente 500 metros en línea recta separan estos dos volcanes y la cima que escalaremos nos ofrecerá una vista impresionante sobre su vecino.

Mario y Alex, al amanecer.

El camino, de arena volcánica, sube directamente a través de los cultivos (principalmente milpa), y entra en un bosque que se aclara poco a poco antes del amanecer. La parte alta del volcán de Agua, al este, surge de un mar de nubes. Al pie del cono, solamente nos queda abrirnos un camino en medio de un paisaje lunar para llegar finalmente al cráter, después de cuatro horas de caminata.

El fuego en erupción.

El negro del piso está en contraste con el azul del cielo. El frío se hace sentir y vientos violentos barren la cima, pero tenemos que quedarnos absolutamente para observar el Fuego activo. 30 minutos y 4/5 erupciones más tarde, empezamos a bajar y llegamos a La Soledad como a las 10. Después de haber tomado una cerveza (era temprano pero merecido!), subimos en el primer bus rumbo al valle, entre la multitud después de tanta soledad. Este fin, es el cumpleaños de Quentin y nada filtrará en este blog. Que la fuerza del mezcal nos acompañe! Nos vemos en unos días para una nueva aventura, en Honduras!

La muy Noble y muy Leal ciudad de Santiago de los Caballeros de Goathemala

vendredi 28 mars 2014

Un jour de repos (et de décuve) aura suffit à nous remettre d'aplomb pour la suite du voyage. De toute façon, nous ne souhaitons pas nous éterniser à San Pedro. A vrai dire, il n'y a pas grand chose à faire dans le secteur et nous voulons à tout prix nous éloigner de l'ambiance mi-hippie mi-gringo qui règne ici. Pour être francs, on aurait bien foutu de grandes claclaques aux backpackers amateurs de yoga, moralisateurs au plus haut point, dont le terrible manque de culture rend malheureusement pathétiques leurs propos engagés. C'est beau de cracher sur la société et le capitalisme lorsque l'on gagne près de 1000 euros de chômage par mois pour voyager. Applaudissons ensemble ce beau geste de solidarité. Enfin...

La puissance du port de Panajachel

Diverses options s'offrent à nous afin de rallier Antigua, mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Nous décidons donc en premier lieu de prendre le bateau jusqu'à Panajachel, de l'autre côté du lac, puis d'enchaîner les chicken bus (4 au total!) pour arriver à destination. Ce trajet nous aura non seulement permis d'éviter les touristes et de prendre un bon bain de culture guatémaltèque, mais aussi retomber un peu en enfance à bord de bus magiques roulant à toute vitesse (du moins en descente) au son des tubes des années 90.

Le palais municipal d'Antigua

Nous arrivons finalement à Antigua en début d'après midi. Et il ne nous faut pas longtemps pour nous rendre compte que nous sommes dimanche, et plus précisément le troisième dimanche du carême. En bon catholiques, nous nous rendons donc sur la place centrale afin d'assister à la procession qui clôture ce jour sacré en compagnie de centaines (miliers?) d'autres croyants ou simplement curieux. C'est quand même moins funèbre qu'à Xela, et on se croirait presque sur le tournage de La Passion du Christ. Des fidèles déguisés en romains, araméens, ou encore portant des robes de moine violettes déambulent au son des orchestres qui les accompagnent. Bien évidemment, la grande star Jésus et la Vierge de Guadalupe sont aussi présent sur leurs chars respectifs, l'un portant sa croix, l'autre protégeant l'humanité.

Vue sur le volcan Agua

Antigua est une ville ou il fait bon vivre, avec ses rues pavées et ses édifices coloniaux qui ont conservé leur aspect d’antan. On y trouve quelques ruines qui datent du 18ème siècle et du tremblement de terre qui rasa la ville, forçant les autorités espagnoles à déplacer la capitale 40km à l'est, fondant ainsi l'actuelle Ciudad de Guatemala. Antigua fut la troisième capitale du royaume de Guatemala qui comprenait le pays actuel plus le Honduras, le Nicaragua, le Belize, le Costa Rica, le San Salvador et le Chiapas. Elle se vit accorder le titre de troisième plus belle ville des Indes Espagnoles lors de son apogée.

Le Volcan de Agua surplombant Antigua
Le climat, plus clément dans les environs, fait de la ville un lieu de villégiature prisé des habitants de la capitale et des étrangers. Nous sommes à 1500 mètres d'altitude et les nuits froides sont maintenant derrière nous, ou presque. Après trois jours passés à flâner dans la ville et à regarder du coin de l’œil les volcans Agua, Fuego et Acatenango, il faut nous rendre à l'évidence : nous sommes en manque et nous décidons d'aller les observer de plus près.





Un día de descanso (y de descrude) habrá sido suficiente para recomponernos y seguir el viaje. De todos modos, no queremos clavarnos en San Pedro. En realidad, no hay muchas cosas que hacer en la zona y queremos, cueste lo que cueste, alejarnos del ambiente medio hippie medio gringo del lugar. Para ser sinceros, nos hubiera gustado dar unas cachetadas a esos backpackers que vienen aquí a equilibrar sus chakras, que saben todo de la vida, pero que carecen tanto de cultura que sus discursos comprometidos son patéticos. Es fácil escupir sobre la sociedad capitalista cuando viajas gracias a tu seguro de desempleo... Pero bueno.

Chicken Bus!

Tenemos varias opciones para ir a la Antigua, pero porque hacer las cosas simplemente cuando nos podemos complicar la vida? Entonces decidimos primero tomar una lancha hasta Panajachel, ubicado del otro lado del lago, y continuar con cuatro chicken bus para llegar a nuestro destino. Ese viaje nos permitió no solamente evitar a los turistas y sumergirnos en la cultura guatemalteca, pero también volver a ser niños a bordo de autobuses mágicos que van a toda velocidad (en bajada por lo menos) y escuchando algunos éxitos de los 90.

El interior de l'universidad de San Carlos

Llegamos finalmente a la Antigua por la tarde. Y no necesitamos mucho tiempo para darnos cuenta que es domingo, y más precisamente el tercer domingo de la cuaresma. Como somos buenos católicos, vamos entonces a la plaza principal para asistir a la procesión que clausura ese día sagrado, acompañados por centenas (miles?) de otros fieles o simplemente curiosos. Es todavía mucho menos fúnebre que en Xela, y casi nos creemos en la grabación de La Pasión de Cristo. Fieles disfrazados de romanos, arameos o llevando túnicas de monjes moradas pasean por las calles, seguidos por orquestas. Por supuesto, la gran estrella Jesús y la Virgen de Guadalupe están presentes, uno llevando su cruz y la otra protegiendo a la humanidad.

En las ruinas de la Iglesia de San Francisco

La Antigua es una ciudad donde la vida es buena, con sus calles pavimentada y sus edificios de la época colonial que conservaron su aspecto de antaño. Se encuentran algunas ruinas del siglo XVIII y del terremoto que destruyó la ciudad, obligando las autoridades españolas a mover la capital 40 kilómetros más al este, fundando así la Ciudad de Guatemala. Antigua fue la tercera capital del Reino de Guatemala, que se componía en ese entonces del país actual más Honduras, Nicaragua, Belize, Costa Rica, San Salvador y Chiapas. Se le concedió el título de tercera ciudad más bella del Reino de las Indias durante su apogeo.

El clima es más clemente por aquí y hace que la ciudad esté ahora un centro turístico popular para los habitantes de la capital y los extranjeros. Estamos a 1500 metros de altura y las noches frías están detrás de nosotros, o casi. Después de tres días paseando por la Antigua y mirando con el rabillo del ojo a los volcanes Agua, Fuego y Acatenango, debemos enfrentar los hechos: extrañamos las caminatas y decidimos ir a verlos desde más cerca.

Xelatitlan (2/2) : Respect au Congo.

mardi 25 mars 2014

Après une courte nuit de sommeil, nous nous levons à 5h30 pour ce second jour d'aventure en territoire maya. Le départ est relativement tranquille puisque nous entamons dès les premiers pas une longue descente jusqu'au fond de la vallée. L'épais brouillard de la veille s'est dissipé. Peu à peu, la végétation change d'aspect et nous laissons les forêts d'altitude pour un climat plus tropical. Arbres fruitiers, mangues, bananes, avocats, grenadilles et plants de café en fleurs jalonnent le sentier que nous empruntons et nous offrent leur protection face au soleil déjà brulant à la mi-matinée.

Des montagnes russes grandeur nature!

A 9h30, nous arrivons au bord de la rivière Nahualate, qui serpente le bas de la vallée, à 1400 mètres d'altitude. En levant les yeux, nous réalisons l'ampleur du défi. Il nous faut en effet remonter près de 1000 mètres sur des terrains manquant cruellement d'ombre, nos sacs sur le dos. Mais nous voici repartis avec le sourire en écoutant les histoires toujours plus cocasses de Saùl. Une heure de marche sur un chemin  poussiéreux nous permet de rejoindre la piste reliant Mazatengo à Santa Maria la Visitación, que l'on pourrait presque comparer à un circuit de montagne russe. Seuls des pick-up circulent sur cette route, dont la pente très raide nous fait avancer à un rythme que l'on pourrait qualifier d'apathique.

En rase campagne.

Vers midi, nous passons finalement le col et nous nous arrêtons pour manger des frijoles et quelques délicieuses tortillas avant de repartir. Quatre heures plus tard, nous arrivons enfin à San Juan la Laguna, fatigués, poussiéreux et couleur tomate. Rien de plus recommandé dans notre cas qu'un bon coq et un bon temazcal, préparé par le maître des lieux, Don Fransisco, avant d'aller nous coucher à même le sol... pour nous lever quelques heures plus tard, avant l'aube. Vous connaissez la chanson.

Lever de soleil sur le lac Atitlán

Nous nous remettons donc le moteur en marche pour aller observer le lever de soleil sur le lac Atitlan et les volcans environnant. Et on peut dire que l'on ne s'est pas moqué de nous! Un bon café soluble à la main, nous attendons que le soleil soit assez haut dans le ciel pour entamer la dernière partie de ce trek, une descente en direction de San Pedro de la Laguna. A 9h du matin, notre périple se termine. Après un dernier au revoir à Saúl, nous atterrissons à l'Hostel Pinocchio pour nous jeter dans des hamacs. La nuit venue, nous fêtons dignement notre arrivée autour d'un bon mojipox (mojito mais avec du pox, vous l'aurez compris)!

L'équipe au complet à San Pedro




Después de una noche bastante corta, nos levantamos a las 5.30 para este segundo día de aventura en territorio maya. El inicio es relativamente tranquilo ya que empezamos una larga bajada hasta el valle. La niebla del día anterior se disipó. Poco a poco, la vegetación cambia de aspecto y dejamos los bosques de altura por un clima más tropical. Árboles frutales, mangos, plátanos, aguacates, granadillas y plantas de café floreciendo delimitan el camino y nos ofrecen su protección contra el sol ya ardiendo a media mañana.

Por la carretera!

A las 9.30, llegamos al río Nahualate, que serpentea en el valle, a 1400 metros de altura. Mrando hacia arriba, nos damos cuenta del desafío que nos espera. Tenemos que subir más de 1 000 metros sobre terrenos que carecen con crueldad de sombra, llevando las mochilas. Pero iniciamos de nuevo la caminata con una sonrisa, escuchando las historias siempre más divertidas de Saùl. Una hora de subida sobre un camino polvoriento nos permite llegar a la carretera que vincula Mazatengo a Santa María la Visitación, que podríamos comparar a una montaña rusa. Solamente pick-up circulan en ese camino de terraceria muy empinado. En cuanto a nosotros, avanzamos a un ritmo que podemos calificar de apático.

El lugar del almuerzo
Por ahí de las 12, basculeamos finalmente del otro lado de la montaña y nos paramos un rato para comer frijoles y algunas deliciosas tortillasantes de volver a caminar. Cuatro horas más tarde, llegamos por fin a San Juan la Laguna, cansados, llenos de polvo y con la piel color jitomate. En este caso, no hay nada más recomendado que una buena Gallo y un buen temazcal, preparado por el jefe del lugar Don Fransisco, antes de ir a dormir directamente en el piso... para levantarnos unas horas más tarde, en la madrugada. Ya se la saben.

En la plaza principal de Santa María la Visitación

Prendemos una vez más el motor para ir a ver el amanecer sobre el lago Atitlán y los volcanes alrededor. Y podemos decir que no nos engañaron! Un buen café soluble en la mano, esperamos que el sol esté bastante alto para iniciar la última parte de la caminata, una bajada rumbo a San Pedro de la Laguna. A las 9, nuestra aventura se termina. Después de habernos despedido de Saúl, llegamos al Hostal Pinocchio para estrellarnos en unas hamacas. Y cuando viene la noche, festejamos dignamente nuestra llegada con un buen mojipox (un mojito pero con pox, ya lo entendieron)!

Xelatitlán (1/2): Perdidos en la montaña.

dimanche 23 mars 2014

Même si un jour de repos n'aurait pas été du luxe, nous prenons donc la route du lac Atitlán dès le lendemain. Cependant, c'est cette fois à pied que nous souhaitons rallier San Pedro la Laguna, situé sur les bords du lac. Pour nous accompagner durant ce périple, sont présents Nina et Alex encore une fois, mais également Saúl, notre guide pour ces trois jours de trek.

Dernière vue su Xela et ses alentours

Les hostilités débutent à Xecam, petit village au sud-est de Quetzaltenango. La mise en jambes est particulièrement difficile, puisque le sentier nous mène directement à Pacorral, point culminant du trek à plus de 3 000 mètres. Nous nous retrouvons au milieu de cultures de maïs et de patates, seules choses qui poussent à cette altitude (ça rappelle de vieux souvenirs, non?). Derrière nous, nous pouvons apprécier la vue sur Xela, le Santa María et le Tajumulco, plus haut sommet d'Amérique Centrale. Devant nous, notre destination nous tend déjà les bras, entourée des volcans San PedroAtitlán et Tolimán. Facile, nous direz vous, mais ce sont tout de même 45 kilomètres qui nous séparent.

Après un ultime au revoir au à Xela, nous entamons la longue descente vers le village de Chirijximay (un exercice de prononciation à lui tout seul), situé dans le département de Sololá. Comme toujours, les nuages font leur apparition dès 11h du matin et c'est au milieu d'une forêt obscure que nous opérons notre progression. Au bout de sept heures de marche, Chirijximay nous accueille sous une brume intense. En effet, il est difficle de voir à plus de 10 mètres!

Les volcans San Pedro, Atitlán et Tolimán

Mais la chaleur des gens compense largement la fraîcheur du climat. Nous atterrissons dans une des 50 familles du hameau qui met à notre disposition une pièce de leur maison pour nous permettre de nous reposer. La bâtisse est relativement spartiate mais l'accueil est enthousiaste malgré une communication un peu hasardeuse. En effet, nous sommes au cœur du territoire maya et ici la langue vernaculaire reste le quiché. Et nous sommes définitivement au milieu de nulle part, perdus dans les montagnes du centre du Guatemala.

On s'occupe donc comme on peut, en jouant aux cartes et en écoutant les 1001 histoires de Saúl sur le pays et ses coutumes. Il nous parle entre autres du châtiment maya, réservé aux délinquants et aux criminels de toutes sortes dans les zones indigènes ou la police est soit trop peu présente, soit trop corrompue. Il se compose d'après lui de 100 coups de fouet et de 100 kilomètres de marche avec un sac de maïs d'un quintal sur le dos. Et si les fauteurs de troubles ne sont pas de la communauté, leur sort est scellé beaucoup plus rapidement puisqu'ils sont aspergés d'essence et brûlés sur la place publique. La guerre civile, terminée en 1996, a profondément marqué les esprits et a favorisé le développement d'une auto-justice assez... violente.

Notre hôtel 4 étoiles

Mais revenons à nos moutons. Désireux de nous débarbouiller un peu et d'enlever la crasse qui s'est accumulée au cours de cette journée, la maitresse de maison nous propose un temazcal (un sauna/hamam maya), qui est de nos jours encore beaucoup utilisé, notamment dans les zones rurales. Et bien qu'il soit généralement employé pour des raisons spirituelles ou médicales, c'est aussi un bon moyen de se laver et se détendre après l'effort. Autant vous dire que l'on a pas fait long feu après ça, même si nous aurions préféré un bon thé mezcal! Il est 9 heures. Nos duvets et tapis de sol nous tendent les bras. Demain sera une toute autre histoire.





Aunque un día de descanso no hubiera sido inútil, tomamos la dirección del lago Atitlán al día siguiente. Sin embargo, queremos esta vez llegar caminando a San Pedro la Laguna, ubicado en la orilla del lago. Para acompañarnos durante esa aventura, están presentes Alex y Nina otra vez, pero también Saúl, nuestro guía para estos tres días de caminata.

Empezando la caminata

Las hostilidades empiezan en Xecam, pequeño pueblo al sureste de Quetzaltenango. El calentamiento es bastante difícil, ya que el camino nos lleva directamente a Pacorral, punto más alto de la caminata a más de 3 000 metros. Nos encontramos en el medio de cultivos de maíz y papas, las únicas cosas que crecen a esa altura. Atrás de nosotros, podemos disfrutar de la vista sobre Xela, el Santa María y el Tajumulco, montaña más alta de Centroamérica. Mirando hacia adelante, nuestro destino nos extiende ya sus brazos, rodeado por los volcanes San PedroAtitlán y Tolimán. Fácil nos van a decir, pero todavía son 45 kilómetros que nos separan.

Después de habernos despedido de Xela una última vez, empezamos la larga bajada hacia el pueblo de Chirijximay (un ejercicio de pronunciación por si solo), ubicado en el departamento de Sololá. Como siempre, las nubes aparecen alrededor de las 11 de la mañana y es en el medio de un bosque oscuro que avanzamos. Después de siete horas de caminata, Chirijximay nos da la bienvenida bajo una intensa niebla. De hecho, es difícil ver a más de 10 metros!

Vista desde Pacorral

Pero la calidez de la gente compensa ampliamente la frescura del clima. Llegamos en una de las 50 familias del pueblo que nos proporciona un cuarto para que descansemos. La casa es bastante austera pero la bienvenida es cálida a pesar de una comunicación un poco complicada. En realidad, estamos en el corazón del territorio maya y aquí el idioma principal es el quiché. Y estamos definitivamente en el medio de la nada, perdidos en las montañas del centro de Guatemala.

Pasamos entonces el tiempo como podemos, jugando cartas y escuchando las 1001 historias de Saúl sobre el país y sus costumbres. Nos habla entre otros del castigo maya, destinado a los delincuentes y criminales de todo tipo en las zonas indígenas donde la policía no es muy presente o simplemente corrupta. Se compone según el de 100 latigazos y de 100 kilómetros de caminata cargando un costal de maíz de un quintal. Y si los alborotadores no son de la comunidad, su destino está sellado mucho más rapidamente ya que les echan gasolina y los queman vivos en la plaza principal. La guerra civil, que se acabó en el 1996, ha marcado profundamente las mentes y promovido el desarrollo de una auto-justicia bastante... violenta.

La niebla está cayendo

Pero regresamos a nuestra historia. Como queremos lavarnos un poco y sacar toda la mugre que se acumuló durante el día, la ama de casa nos propone un hacer un temazcal, que hoy en día es todavía bastante utilizado, particularmente en la zonas rurales. Y aunque se usa generalmente por razones espirituales o terapéuticas, es una buena manera de lavarse y relajarse después del esfuerzo. No hace falta decir que no aguantamos mucho después de eso, aunque hubieramos preferido un buen té mezcal! Son las 9. Nuestras bolsas de dormir y colchonetas nos llaman. Mañana será una historia totalmente diferente.

Quetzal, Mayas y Tortillas

samedi 22 mars 2014

Après un premier essai raté de nous extirper des entrailles de San Cristóbal, la faute au pox comme nous l'avons déjà dit, nous partons donc le lendemain à 6h du matin en direction de la ville de Quetzaltenago (ou Xela) au GuatemalaAlex et Nina, un couple etasuno-canadien rencontré à la Posada de l'Abuelito, se joint à nous pour le voyage. Après un arrêt rapide à la frontière pour un nouveau graffiti sur nos passeports, nous voici désormais hors du Mexique, sur les routes du pays du quetzal.

Quatre interminables heures plus tard, nous arrivons finalement à Xela, deuxième plus grande ville du Guate. Ici, la présence indigène est très forte et le quiché, langue maya des environs, est toujours majoritairement utilisée dans les zones rurales. Le soir de notre arrivée, le parc central est envahi par des forains et des locaux venus passer du bon temps, un peu comme nous à la Saint-Martin. Plus tard dans la soirée, la fête se termine par une procession religieuse assez lugubre. Des prêtres, tout de noir vêtus et munis de torches, forment une haie d'honneur à un cortège de femmes portant Jésus et la Vierge de Guadalupe, suivis par un orchestre jouant des mélodies pour le moins sinistres. Une vraie marche funèbre!

Xela depuis la terrasse de notre hôtel
Le lendemain, nous décidons de nous rendre aux Fuentes Georginas, sources d'eau chaude situées sur les flancs du volcan Zunil. Depuis le village du même nomnous parcourons les 8 kilomètres de montée à l'arrière d'un pick-up. L'eau qui sort de la roche est tellement brulante que nous n'avons même pas réussi à nous approcher de la source! Malgré tout, le complexe dispose de quelques bassins annexes ou nous pouvons profiter de la chaleur au milieu d'une forêt dense, bientôt recouverte de nuages. Sur le chemin du retour, nous rencontrons des habitants du village voisin qui acceptent de nous descendre dans la vallée, moyennant quelques quetzales. C'est pour nous l'occasion d'apprendre quelques rudiments de quiché. Pas évident!

Sur les premières pentes du Santa María
Décidément enthousiasmés par notre expérience de l'Iztaccihuatl, nous décidons de nous attaquer à un autre volcan, le Santa María. Une fois gravis les 1 600m nous menant au sommet, la vue qui s'offre à nous est assez impressionnante, car elle nous permet de voir tous les volcans environnant et même de deviner, au loin, la côte pacifique. Malheureusement, quelques nuages restés en contrebas nous empêchent d'observer les éruptions du Santiagito, petit volcan toujours actif situé au pied du Santa María. Seuls les bruits des fréquentes explosions nous parviennent et c'est franchement frustrant! Dans la descente, nous croisons des dizaines de locaux venus prier au sommet du volcan, certains bibles à la main, d'autres pieds nus ou encore agenouillés, tous solicitant les faveurs de notre Seigneur ou de l'un de ses acolytes...

Pas de pays sans maïs!
De retour à Xela, nous nous offrons un petit détour par le marché afin de découvrir les spécialités locales. Et, n'en déplaise à nos amis mexicains, étant fans l'un comme l'autre de tortillas, nous devons reconnaître que les meilleures que nous avons mangé jusque là sont... guatémaltèques! Le soir venu, nous nous empressons de préparer nos sacs pour prendre la direction lac Atitlán le lendemain matin. Tout un programme!





Después de haber fracasado una primera vez para salir de San Cristóbal, por culpa del pox como dijimos, nos vamos finalmente al día siguiente a las 6 de la mañana rumbo a Quetzaltenago (o Xela) en GuatemalaAlex y Nina, una pareja norteamericana que conocimos en la Posada del Abuelito se juntan con nosotros para el viaje. Pasando por la frontera, agregamos un nuevo grafiti a nuestro pasaporte. Por fin salimos de México, viajando ahora por las carreteras del país del quetzal.

Cuatro interminables horas después, llegamos finalmente a Xela, secunda ciudad más grande de Guate. Aquí, la presencia indígena es muy fuerte y el quiché, idioma maya de la región, es todavía mayormente hablado en las zonas rurales. En la noche, el parque central es invadido por feriantes y locales buscando animación. Más tarde, la fiesta se termina con una procesión religiosa bastante asombrosa. Sacerdotes, vestidos de negro y con antorchas, forman una guardia de honor para un cortejo de mujeres llevando a Jesús y a la Virgen de Guadalupe, seguidas por una orquesta tocando melodías demasiado siniestras. Una verdadera marcha fúnebre!

En el medio del bosque
El día siguiente, decidimos ir a las Fuentes Georginas, aguas termales ubicadas en las faldas del volcán Zunil. Desde el pueblo del mismo nombre, recorremos los 8 kilómetros de subida atrás de una camioneta. El agua que sale de la roca es tan caliente que no pudimos acercarnos de la fuente! A pesar de eso, el lugar tiene varias albercas donde podemos disfrutar del calor en el medio de un bosque denso, rápidamente cubierto por la nubes. En el camino de regreso, nos encontramos con habitantes del pueblo más cercano que aceptan, contra unos quetzales, bajarnos hasta el valle. Fue para nosotros la oportunidad de aprender algunas palabras de quiché. Y no fue nada fácil!

Las Fuentes Georginas
Definitivamente emocionados por nuestra experiencia del Iztaccihuatl, decidimos subir a otro volcán, el Santa María. Una vez escalados los 1 600 metros desde el pie hasta la cima, la vista que se nos ofrece es bastante impresionante. Nos permite ver todos los volcanes alrededor y adivinar, más lejos, la costa pacífica. Desafortunadamente, algunas nubes se quedaron y nos impiden observar las erupciones del Santiaguito, pequeño volcán aún activo ubicado en la parte baja del Santa María. Solamente pudimos escuchar los ruidos de las explosiones y eso fue verdaderamente frustrante! En la bajada, nos encontramos con docenas de locales que vinieron a rezar en la cima del volcán, algunos con biblias, otros descalzos o arrodillados, todos pidiendo favores a nuestro Señor o uno de sus acólitos...

Desde la cima del Santa María
De regreso en Xela, pasamos por el mercado para descubrir las especialidades locales. Y, sin querer ofender a nuestros amigos mexicanos, a los dos nos gusta la tortilla y hay que reconocer que las mejores que hemos comido hasta ahora son... guatemaltecas! En la noche, preparamos las mochilas para irnos en la mañana siguiente al lago Atitlán. Un buen programa!