Et enseignez-leur aussi à lire.

mercredi 7 mai 2014

Pour quitter l'île d'Ometepe, il nous faut une nouvelle fois traverser le lac Nicaragua, pas mal agité ces derniers temps. Et comme nous avons eu la mauvaise idée de forcer sur la bouteille la veille, nous décidons de reporter le départ au jour suivant. Cette fois, c'est à bord d'un ferry que nous rallions San Jorge. Nos rêves de piraterie sont désormais loin derrière nous...

Nous décidons malgré tout de découvrir la côte Pacifique, en ralliant San Juan del Sur. Comme son nom l'indique, cet ancien village de pêcheurs est situé tout au sud du Nicaragua, près de la frontière avec le Costa Rica. On le savait plus ou moins, San Juan est un repaire de surfeurs, et dès notre arrivée nous en avons la confirmation. En quelques minutes, certains planchistes nous font regretter profondément le fait que les requins-bouledogue vivent dans lac Nicaragua, et non pas près de la côte Pacifique...

Au revoir Ometepe!

De toute manière, la saison des tortues n'est pas encore arrivée, ce qui limite nos activités à dépenser des dollars US dans les bars ou dans les cours de surf. Les seules plages dignes d’intérêt sont relativement isolées et difficiles d'accès. Nous quittons donc San Juan le lendemain matin, après avoir pris conscience que le chemin menant au Mexique est encore long. Après deux escales fascinantes à Rivas puis à Managua, histoire de nous embrouiller avec des chauffeurs de taxi qui voulaient nous rouler, nous arrivons finalement à León, ville déjà connue de nos lecteurs les plus assidus. Mais puisque vous voulez encore une histoire, en voici une!

Las Peñitas et ses vagues sans surfeurs

L'été 1978 voit le soulèvement d'une partie de la population dans plusieurs départements du nord du pays, mais la supériorité numérique et tactique de la Garde Nationale force les combattants sandinistes à se replier dans les montagnes, abandonnant parfois les insurgés des villes à leurs propre sort. Au début de l'année 79, le FSLN lance plusieurs offensives, aidés par une gréve générale qui paralyse le pays. De plus en plus isolé, le régime somoziste réplique en bombardant plusieurs villes et en multipliant les exactions. Mais la révolution est en marche et rien ne peut plus l’arrêter. Plusieurs villes du pays tombent aux mains des sandinistes, dont León, et les différentes colonnes de guérilla s'avancent vers Managua. Laché par la communauté internationale, Somoza Debayle fuit finalement le pays. Le 19 juillet, au prix de nombreuses morts, les guérilleros marchent enfin sur la capitale... L'insurrection est victorieuse, mais le plus dur reste à faire... la reconstruction du pays. 

La prise du pouvoir par le FSLN signe le début de l'embargo étasunien sur le Nicaragua et de la guerre des Contras (groupes paramilitaires anti-sandinistes, entrainés et armés par la CIA), qui durera presque 10 ans et fera environ 30 000 morts. Il y aurait beaucoup de choses encore à raconter sur cette période (notamment le scandale de l'Irangate, où certains membres du congrès américain vendaient des armes à l'Iran pour financer les Contras), mais nous sommes sur que si cela vous intéresse, vous vous renseignerez de vous même. Notre série consacrée au Nicaragua se termine sur un triste épilogue. En 2014, ceux qui se disent "sandinistes" sont revenus au pouvoir mais ont trahi les idéaux pour lesquels s'étaient battus leurs prédécesseurs. Ils semblent avoir fait leur la dictature qui  a fait naître leur mouvement...

On en connaît qui doivent se retourner dans leur tombe...

Géographiquement, León est idéalement positionné sur notre chemin du retour, mais pas seulement. Nos regrets de ne pas avoir profité de l'océan s’effacent vite puisqu'à 20km de là se trouvent les plages de Poneloya et Las Peñitas. A vrai dire, la côte Pacifique n'a rien de paradisiaque comparée aux Caraïbes, d'autant plus que les villages de la région portent encore les stigmates d'une récente tempête. Le jour de notre visite, la mer est encore agitée et les vagues assez impressionnantes. Et nous ressortons de l'eau pour le moins lessivés!

Au revoir Jesus! (Non c'est pas vrai nous le retrouverons bientôt)

De retour León, nous retournons au bien nommé "El Albergue", tenu par une sacrée bande de lascars. Leur credo  (là ils battent la DDE) : aucun qui travaille, quatre qui regardent! Mention spéciale à Jose, fin connaisseur de l'histoire du Nicaragua et véritable père Castor, qui nous aura bien fait rire. Une dernière soirée arrosée avec toute l'équipe et nous voici repartis vers le nord. Le Mexique est décidément à des années lumière d'ici, et nous ne voulons pas le faire attendre.

Nous faisons donc nos adieux au Nicaragua, non sans un petit pincement au cœur. Comme l'a dit le poète Rubén Darío, "Si la patrie est petite c'est que quelqu'un de grand l'a rêvé". Nous rajouterions que " C'est une patrie du grand n'importe quoi où le temps s'allonge vertigineusement, où l'on vous accueille les bras grands ouverts et les mains pleines de rhum, où toute la folie de l’Amérique Latine  s'est donnée rendez-vous." Notre voyage continue, on vous retrouve bientôt au dernier pays du C4, le célèbre Saint Sauveur !





Para irse de la isla de Ometepe, hay que cruzar una vez más el lago de Nicaragua, bastante agitado últimamente. Y como tuvimos la mala idea de tomar demasiado ron la noche pasada, decidimos posponer nuestra salida al día siguiente. Esta vez tomaremos un ferry para llegar a San Jorge. Nuestros sueños de piratería son ahora muy lejos de nosotros...

Sin embargo decidimos descubrir la costa Pacífica, pasando por San Juan del Sur. Como su nombre lo indica, ese antiguo pueblo de pescadores se encuentra al extremo sur de Nicaragua, cerca de la frontera con Costa Rica. Lo sabíamos más o menos, San Juan es una guarida de surfistas, y apenas llegamos que se confirma. En unos minutos, algunos surfers nos hacen lamentarnos sobre el hecho que los tiburones sarda viven en el lago de Nicaragua, y no cerca de la costa Pacífica...

El volcán Concepción se despide de nosotros

De todos modos, la temporada de las tortugas aún no ha llegado, lo que limita nuestras actividades a gastar dólares US en los bares o en clases de surf. Las únicas playas que podrían interesarnos son bastante aisladas y difícil de acceder. Nos vamos de San Juan por la mañana del día siguiente, después de habernos dado cuenta que el camino hacia México es largo todavía. Después de dos asombrosos cambios de bus en Rivas y luego Managua, para pelearnos un poco con los taxistas que querían engañarnos, llegamos finalmente a León, ciudad ya conocida por nuestros ávidos lectores. Pero como quieren una nueva historia, ahí viene una!

El nuevo deporte de moda en Nicaragua: surfear con una lancha

El verano del 1978 ve el levantamiento de una parte de la población en varios departamentos del norte del país, pero la superioridad de la Guardia Nacional fuerza los combatientes sandinistas a replegarse en las montañas, abandonando a veces los insurgentes de las ciudades a su propio destino. Al principio del año 79, el FSLN inicia varias ofensivas, ayudados por una huelga general que paraliza al país. Cada vez más aislado, el régimen somozista responde bombardeando varias ciudades y multiplicando las exacciones. Pero la revolución está en marcha y nada puede detenerla. Algunas ciudades son tomadas por los sandinistas, como León, y las diferentes columnas de la guerrilla avanzan hacia Managua. Dejado por la comunidad internacional, Somoza Debayle huye finalmente del país. El 19 de julio, después de haber pagado un precio de muchas muertes, los guerrilleros marchan por fin sobre la capital... Los insurgentes salen victoriosos, pero lo más difícil viene... la reconstrucción del país.

La toma de poder por el FSLN anuncia el inicio del embargo estadounidense sobre Nicaragua y de la guerra de los Contras (grupos paramilitares anti-sandinistas, entrenados y armados por la CIA), que va a durar casi 10 años y hacer unos 30 000 muertos. Hay muchas cosas que contar sobre ese periodo (en particular el escándalo del Irangate, donde algunos miembros del congreso estadounidense vendían armas al Irán para financiar a los Contras), pero estamos seguros que si les interesa investigarán por si mismo. Nuestra serie sobre Nicaragua se termina con un triste epílogo. En 2014, los que se dicen "sandinistas" volvieron al poder pero traicionaron sus ideales para cuales lucharon sus antecesores. Parece que hicieron suya la dictadura que hizo nacer su movimiento...

León... durmiendo

Geográficamente, León está idealmente ubicado sobre nuestro camino de vuelta, pero no solamente. Nuestros remordimientos de no haber aprovechado del océano se borran rápidamente, porque a unos 20km de aquí se encuentran las playas de Poneloya y Las Peñitas. La verdad, la costa Pacífica no es nada paradisíaca en comparación con el Caribe, y además los pueblos de la región aún llevan las cicatrices de una tormenta reciente. El día de nuestra visita, el mar es todavía agitado y las olas impresionantes. Y salimos del agua como si habíamos estado en una lavadora!

Las Peñitas VS. El Pacífico

De vuelta en León, regresamos al bien llamado "El Albergue", gestionado por una bandita de jóvenes. Su lema: ninguno trabaja, cuatro que echan la hueva. Hay que mencionar especialmente a Jose, gran experto de la historia de Nicaragua y cuenta cuentos ocasionalmente, que nos hizo reír bastante. Una última fiesta con todo el equipo y estamos otra vez en el camino hacia el norte. México está definitivamente a varios años luz de aquí, y no queremos que nos espere demasiado.

Entonces decimos adiós a Nicaragua, no sin cierta pena. Como dijo el poeta Rubén Darío, "si pequeña es la patria, uno grande la sueña". Agregaríamos que "es una patria donde todo pasa, donde el tiempo se alarga vertiginosamente, donde nos dan la bienvenida los brazos abiertos y las manos llenas de ron, donde toda la locura de Latinoamérica se dio cita". Nuestro viaje sigue, nos vemos pronto en el último país del C4, el famoso San Salvador!

... le Nicaragua sera libre !

samedi 3 mai 2014

Le lac Cocibolca (ou simplement Nicaragua), d'une superficie totale de 8 264 km², est la troisième plus grande étendue d'eau douce d'Amérique Latine. Au milieu se trouve l'île d'Ometepe, qui comme son nom l'indique, signifie deux montagnes en nahuatl. Et oui, les aztèques sont descendus jusqu'ici! Formée par la réunion des volcans Maderas et Concepción, l'île est relativement sauvage, perdue au milieu d'un lac aussi grand qu'une mer, où plusieurs cultures se sont succédées depuis maintenant 2300 ans. Qu'ésperer de mieux pour nos nouvelles aventures?

Le volcan Concepción

Après avoir quitté Granada et rejoint San Jorge sur les bord du lac, nous montons à bord d'une embarcation de fortune en direction de Moyogalpa, au nord-est de l'île. La grande réussite de ce voyage réside dans l'incroyable fait que nous avons réussi à être malades durant la traversée... Pour notre défense, le lac était agité ("Faut y dire qu'en bon mangeurs de noix, on y est sur, ce n'est pas Paladru") mais nous devons nous rendre à l'évidence : nos rêves de pirateries sont cruellement réduit à néant. Nous n'avons pas le pied marin.

Dans la fôret des nuages!

En arrivant sur l'île, nous nous mettons à la recherche d'un endroit où dormir pour les jours qui viennent. Sur les conseils d'autres voyageurs, nous quittons Moyogalpa pour le village de Balgüe, situé de l'autre coté de l'île. Sur place, nous trouvons quelques fincas (plantations de café) reconverties dans l'accueil de touristes façon hippie-friendly. Le concept est simple: la finca  vous propose hamacs, chambres ou dortoirs en cabanes, et bien sur un restaurant bio et tout le tsoin-tsoin. Mais malgré cette joyeuse ambiance -"hey les mans, si on jouait du djembé et de la guitare"- aucune trace de gens locaux ici, si ce n'est bien sur dans les champs ou à la cuisine... Vous comprendrez que le lendemain on a pas attendu longtemps avant de filer, en regrettant au passage de ne pas y avoir foutu le feu. Et on a bien fait! En marchant quelques kilomètres, nous faisons la rencontre d'Annibal et d'Omar qui nous proposent de nous louer une maison, avec terrasse et jardin, pour rien du tout et... au bord du lac. On est chez nous!

Le Concepción vu depuis le Maderas.

L'avantage majeur de notre bicoque, outre le fait d'être loin des masses de touristes, est qu'elle est située au pied du volcan Maderas. Ni une ni deux, nous voici donc sur les sentiers nous menant au sommet. Sur le chemin, nous tombons sur quelques-uns des 2000 pétroglyphes que compte l'île. Ces sculptures religieuses sont l’œuvre de différents peuples notamment les Chorotegas et les Nicaranos. Après avoir laissé les terrains secs et arides, nous rentrons peu à peu dans une forêt tropicale, humide et nuageuse, surnommée avec raison la forêt des nuages. Arrivés en haut, après avoir pas mal sué, nous pouvons admirer... pas grand chose en réalité. La végétation dense et les nuages nous empêchent toute vue sur l'île. En descendant à l'intérieur du cratère, nous arrivons au bord d'une lagune, ou il est malheureusement impossible de se baigner à cause des sols argileux. Et puis à près de 1400 mètres d'altitude dans la brume, notre seule envie se résume à redescendre sur les bords du lac. Serait-on devenu frileux?

Á San Ramón, une baignade s'impose!

Comme notre carrière de pirate semble sérieusement compromise, nous nous mettons en quête d'un nouveau moyen de locomotion destiné à remplacer le beau trois mats que nous n'avons jamais eu... Et sur Ometepe, quoi de mieux qu'une moto, une vraie de vraie? En compagnie de Claire et Fabien, rencontrés à Léon, nous décidons un beau matin de faire le tour de l'île en deux roues. On n'a pas le permis mais qui s'en soucie vraiment ici? Après un cours de moto dispensé par Fabien dans la rue devant notre hôtel (on ne le remerciera jamais assez), nous voici en train de filer à toute berzingue sur les routes pavées d'Ometepe. Il ne nous faut guère longtemps pour constaster que la belle route sur laquelle nous évoluons ne fait pas le tour de complet de l'île. Par chance, nos 200cm³ sont des moto-cross (de mauvaise qualité et avec pas mal de kilomètres au compteur mais des moto-cross quand même!) et nous permettent d'emprunter les routes défoncées et caillouteuses qui font le tour du volcan Maderas.

C'est qui les plus beaux?

C'est l'occasion d'admirer la beauté sauvage de l'île, tout en utilisant le moyen de transport le plus populaire du coin, même si nous n'allons pas très vite. En chemin, nous nous arrêtons aux cascades de San Ramón, qui seraient d'après les locaux hautes de 180m. Personnellement on en doute sérieusement, mais ce fut l'occasion d'une baignade rafraîchissante par ces chaleurs toujours plus intenses. Au final, le tour de la petite île nous aura pris la journée et nous rentrons à la nuit tombée à Moyogalpa, fatigués mais définitivement convaincus par les bécanes.

Dans le prochain article, nous iront à la rencontre des surfeurs avant d'entammer notre remontée fantastique jusqu'au Mexique! Et pour vous faire patienter nous vous laissons en compagnie des sandinistes.

En 1969, le régime somoziste élimine quatre figure du FSLN lors de combats retransmis en direct à la télévision, ce qui eu pour effet d'attiser encore plus la sympathie de la population envers les sandinistes. Mis à mal en 1970 par le démantèlement d'une partie de l'organisation par la Garde Nationale, le FSLN se retire pour reprendre des forces ce qui lui permet de réussir deux actions majeures en 1974: la prise en otage de plusieurs ministres (qui servirent de monnaie d'échange en échange de la libération de prisonniers politiques) et l'attaque de la Caserne de Waslala qui marque le début des opérations militaires à l'échelle nationale. Durant les deux années qui suivent, les nombreux combats aux quatre coins du pays forçent le régime à déclarer l'état de siège. La répression est terrible, touchant des milliers de nicaraguayens, et débouche sur le meurtre de Carlos Fonseca, l'un des leaders historiques du mouvement.

Appauvri, affamé, bridé, affecté par des catastrophes naturelles, le peuple commence à s'opposer de plus en plus ouvertement au régime. Mais ce qui mit véritablement le feu aux poudres fut l'assassinat en 1978 de Pedro J. Chamorro, journaliste, propriétaire du journal La Prensa et fervent opposant au gouvernement. Au milieu de l'année, la plupart des villes du pays se soulevent et entrent en guérilla urbaine, où les combats se déroulent dans chaque quartier, chaque rue, chaque maison... Les violentes représailles de la Garde Nationale (assassinats arbitraires, viols, tortures, enlèvements...) rallient de plus en plus de nicaraguayens, souvent jeunes, dans le rangs sandinistes. Des combattants venus du Mexique, de France, d'Espagne, d'Italie, d'Argentine, d'Angleterre, d'Allemagne rejoignirent le FSLN dans sa guérilla contre la dictature de Somoza. Un front d'opposition, en accord avec les sandinistes, forme un gouvernement provisoire à San Jose, au Costa Rica et gagne la reconnaissance et des armes de certains pays d'Amérique Latine et d'Europe... L’Histoire allait maintenant vite basculer...

Ce message n'a rien à voir avec les sandinistes, encore moins avec les volcans et n'a absolument aucun rapport avec les pétroglyphes mais notre ami Gregory a monté un projet de four solaire collectif sur lequel il travaille depuis longtemps déjà. Cependant il manque (un peu) d'argent pour que le projet aboutisse et c'est pourquoi il est possible pour chacun de donner ce qu'il veut. Cela fonctionne grâce au financement participatif (ou crowdfunding). Pour cela, rendez vous à l'adresse suivante, où le projet est détaillé : LUS. Il ne reste que 17 jour pour récolter tout l'argent, alors faite tournez à tous vos contacts l'information ! C'est un beau projet qui mérite un grand coup de pouce !






El lago Cocibolca (o simplemente Nicaragua) es la tercera extensión de agua dulce más grande de Latinoamérica, con una superficie de 8264 km². En el medio se encuentra la isla de Ometepeque significa por supuesto dos montañas en náhuatlSí! Los aztecas llegaron hasta aquí! Formada por la reunión de los volcanes Maderas y Concepción, la isla es bastante salvaje, perdida en medio de un lago tan grande como un mar, y donde varias culturas se sucedieron desde hace más de 2300 años. Que más podemos esperar para nuestras nuevas aventuras?

El volcán Concepción

Después de haber salido de Granada y llegado a San Jorge, en la orilla del lago, subimos a una embarcación de fortuna rumbo a Moyogalpa, ubicada al noreste de la isla. El gran éxito de este viaje es que logramos estar enfermos durante la travesía... En nuestra defensa, el lago era agitado (nada que ver con las lagunas de Montebello), pero hay que ver las cosas como son: nuestro sueño de piratería se acabó cruelmente. No tenemos el pie marino.

Dos changos en el bosque.

Llegando a la isla, empezamos a buscar un lugar donde dormir para los días que vienen. Siguiendo los consejos de otros viajeros, salimos directamente de Moyogalpa para el pueblo de Balgüe, ubicado del otro lado de la isla. Allá, encontramos algunas fincas, reconvertidas para atender al turista de manera hippie-friendly. El concepto es simple: la finca ofrece hamacas, cuartos o dormitorio en cabañas, y por supuesto un restaurante con comida 100% natural y todo el pedo. Pero a pesar de este ambiente feliz -"que onda man, vamos a tocar guitarra y percusiones"- no hay ningún local aquí. Solamente están en los campos o en la cocina... Entenderán que al día siguiente, no esperamos mucho para escaparnos de este lugar, no sin habernos arrepentido de no haberle metido fuego. Y fue buena decisión! Después de haber caminado unos kilómetros, conocimos a Annibal y Omar que nos proponen rentar una casa con terraza y jardín... cerca del lago. Estamos en casa!

Omar y su familia.

La mayor ventaja de nuestra casa, además de estar alejada de los lugares turísticos, es que está ubicada al pie del volcán Maderas. Sin pensarlo mucho, estamos una vez más en el camino que nos lleva hasta la cima. Encontramos en la montaña a unos de los 2000 petroglifos que tiene la isla. Estas esculturas religiosas son la obra de varios pueblos, en particular los Chorotegas y los Nicaranos. Después de haber dejado los paisajes secos y áridos, entramos poco a poco en un bosque tropical, húmedo e invadido por las nubes, llamado con razón bosque nuboso. En la cima, después de haber sudado bastante, podemos admirar... casi nada de hecho. La vegetación densa y las nubes nos impiden ver cualquier cosa. Bajando en el cráter, llegamos a la laguna, donde afortunadamente no se puede bañar por causa de los suelos arcillosos. Aparte de eso, a más de 1400 metros de altura y con niebla, solamente tenemos ganas de bajar al lago. Desde cuando ya no soportamos el frío?

Uno de los 2000 petroglifos que tiene Ometepe

Como nuestra carrera como piratas se ve comprometida, buscamos un nuevo medio de transporte para reemplazar el bonito tres mástiles que nunca tuvimos... Y en Ometepe, que podemos conseguir mejor que una moto, una verdadera? Con Claire et Fabien, encontrados en León, decidimos una mañana de dar la vuelta a la isla en dos ruedas. Nos tenemos licencia de conducir pero quién se preocupa de eso aquí? Después de una clase dispensada por Fabien en la calle de nuestro hotel, salimos a toda velocidad sobre las carreteras pavimentadas de Ometepe. Rápidamente, nos damos cuenta que ese camino no da la vuelta completa. Por suerte, nuestras 200cm³ son motocross (de mala calidad y bastante usadas ya) y nos permiten manejar sobre los caminos de terracería llenos de piedras alrededor del volcán Maderas.

A toda velocidad!

Así tenemos la oportunidad de apreciar la belleza salvaje de la isla, usando el medio de transporte más popular del lugar, aunque no vamos muy rápido. En camino, pasamos a ver a las cascadas de San Ramón, que según los locales miden 180 metros de altura. Personalmente lo dudamos mucho pero pudimos por lo menos bañarnos por este calor intenso. Al fin, la vuelta de la pequeña isla nos tomó todo el día y regresamos a Moyogalpa cansados pero definitivamente convencidos por nuestros nuevos vehículos.

En el próximo artículo iremos a encontrar a los surfistas antes de empezar el viaje de regreso hasta México! Y mientras esperen les dejamos en compañía de los sandinistas.

En 1969, el régimen somozista elimina cuatro figuras del FSLN durante combates transmitidos por la televisión. Pero eso permitió a los sandinistas ganar todavía más simpatía de parte de la población. Debilitado en el año 1970 por el desmantelamineto de una parte de la organización por la Guardia Nacional, el FSLN se retira para recobrar fuerzas lo que le permite lograr dos acciones mayores en 1974: el secuestro de varios ministros (que sirvieron para un intercambio con presos políticos) y el ataque del cuartel de Wasala que marca el inicio de las operaciones militares a nivel nacional. Durante los dos años que siguen, los combates en todo el país forzan el régimen a declarar el estado de sitio. La represión es terrible, tocando miles de nicaragüenses, y desemboca sobre el asesinato de Carlos Fonseca, uno de los líderes históricos del movimiento.

Empobrecido, hambriento, afectado por catástrofes naturales, el pueblo empieza a oponerse de manera más abierta al régimen. Pero lo que realmente prendió fuego a la pólvora fue el asesinato en 1768 de Pedro J. Chamorro, periodista, dueño del periódico La Prensa y ferviente oponiente al régimen. En el medio de este año, la mayor parte de las ciudades del país se rebelan y entran en guerrilla urbana, donde los combates se desarrollan en cada barrio, cada calle, cada casa... Las violentes represalias de la Guardia Nacional (asesinatos arbitrarios, violaciones, tortura, secuestros...) hacen que cada vez más nicaragüenses, sobretodo jóvenes, engrosan las filas sandinistas. Combatientes de México, Francia, España, Italia, Argentina, Inglaterra, Alemania se juntan con el FSLN en su guerrilla contra la dictadura de Somoza. Un frente de oposición, en acuerdo con los sandinistas, forma un gobierno provisional en San Jose, Costa Rica, y gana el reconocimiento y armas por parte de algunos país de Latinoamérica y Europa... La historia iba a cambiar rápidamente...

Si cent hommes aiment le Nicaragua comme je l'aime...

lundi 28 avril 2014

A León, la savane n'est pas très loin et force est de constater que les chaleurs écrasantes qui sévissent ici nous ralentissent au plus haut point. Et ça tombe bien, parce qu'au Nicaragua, la vie est un lent fleuve tranquille, doucement le matin et pas trop vite l'après-midi. Quand un grand homme a dit un jour "pas de violence, c'est les vacances", il devait sûrement penser au Nicaragua.. ou à la Bolivie. Mais on en a vu des pires et un beau matin, sans savoir comment, nous réussissons à nous échapper de León pour prendre un bus en direction de Granada via Managua. Notre formidable expérience des capitales d’Amérique Centrale nous pousse à faire l'impasse sur cette dernière. Une paire d'heures plus tard, nous voici donc dans cette belle ville coloniale. Le thermomètre n'a pas baissé d'un pouce depuis notre étape précédente... Ça promet!

Granada depuis le toit de l'église de la Merced

C'est en 1524 que Francisco Hernández de Córdoba (on en a déjà parlé) fonde Granada, en référence à la ville du même nom en Espagne. Par son architecture mauresque, elle est parfois surnommée La Grande Sultane, mais sans mosquées ni minarets. Située sur les bords du lac Nicaragua, elle dispose d'un accès direct aux Caraïbes et à l'Europe via le río San Juan. Pillée de nombreuses fois par les pirates français (on recherche toujours des membres d'équipage), elle a malgré tout réussi à s'imposer comme un centre économique important, notamment grâce au commerce de l'or et du cacao. Aujourd'hui, la ville est un haut-lieu touristique au niveau national et international, et ça se sent... De plus, la saison n'est pas vraiment propice aux voyageurs que nous sommes. La Semana Santa bat son plein et il faut être attentif si l'on ne veut pas se retrouver pris au piège dans les innombrables processions qui sillonnent la ville pour commémorer la passion du Christ!

Alors on vous emmène oú?

Nos errements dans la ville nous mènent évidemment à visiter quelques églises, le tout sur un fond musical qui fait fureur ces derniers temps outre-atlantique: les marches funèbres. Nous tombons aussi un peu par hasard sur le vieil hôpital, abandonné depuis quelques années et qui pourrait sans aucun problème servir de décor au prochain film d'horreur à la mode. L'ancienne gare de train, au nord de la ville, n'a pas grand chose à offrir si ce n'est de nous faire retomber un peu en enfance à bord de vieilles locomotives à vapeur. Mais encore une fois, soyons honnêtes, à Granada, notre activité principale se résume à boire du rhum et fumer des cigarres.

A quelques kilomètres de là se trouve néanmoins le volcan Masayaprès de la ville du même nom. Le parc national est en fait composé de deux volcans et cinq cratères. Parmis eux, le Santiago est le plus actif et paradoxalement le seul visitable actuellement à cause des mesures de sécurité mises en place suite aux tremblements de terre. Du haut de ses 638 mètres, il offre une belle vue sur la cordillère volcanique et le lac de Managua. Surnommé bouche de l'enfer par les colons espagnols, il dégage en permanance une fumée dense et de grandes quantités de souffre, limitant la durée de la visite à 10 minutes. De toute façon, il est impossible de distinguer quoi que ce soit, si ce n'est la croix de Francisco de Bobadilla, placée sur les bords du cratère pour exorciser le diable... Le parc national du volcan Masaya fut le premier crée au Nicaragua, par un certain Anastasio Somoza Debayle...

Ils descendent de la montagne sans cheval!

Deux ans après l'assassinat de Sandino, les Etats-Unis mirent à la tête du pays le chef de la Garde Nationale, Anastasio Somoza, premier du nom. Ce dernier concentra petit à petit le pouvoir entre ses mains. Petit-fils d'un bandit notoire et lui-même repris de justice, Somoza et son clan soumirent le pays à une dictature qui allait durait 43 ans. Enrichis par les jeux, la prostitution, le commerce d’alcool, de bétail et le trafic d'influence, il devint rapidement le plus grand propriétaire terrien du Nicaragua. Il assit son autorité avec l'aide de la triste Garde Nationale, instrument de répression privilégié du régime. En 1956, Somoza fut assassiné mais son fils, Anastasio Somoza Debayle, le remplaça à la tête du pays, lui-même remplacé par son frêre cadet Luis Somoza Debayle en 1961.

Cette même année voit la création du Front National de Libération Sandiniste (FSLN), par trois anciens membres du mouvement étudiant alors en exil: Carlos Fonseca, Sylvio Mayorga et Tomas Borge. Inspirés par la révolte de Sandino et la révolution cubaine (qui eut lieu deux années auparavant), il estimèrent que seule la lutte armée pouvait venir à bout du régime. Après une action ratée en 1963 qui resta ignorée de la population, les membres du FSLN prirent, comme Sandino, le chemin des montagnes pour se restructurer et s'organiser. Ralliant à leur cause les intellectuels, les ouvriers, certains grands propriétaires terriens mais surtout les étudiants, les membres fondateurs du front lancèrent une nouvelle opération de guérilla en 1967 qui fut déboutée une nouvelle fois par la Garde Nationale, par ailleurs de plus en plus haïe par la population pour ses exactions...


Le volcan Masaya

Entre Granada et Masaya se trouve la laguna de Apoyo, cratère d'un ancien volcan qui s'est tranformé en lac depuis. Le lieu, très prisé des locaux, nous offre un peu de fraîcheur en dehors de la touristique et suffocante Granada. De plus, nous sommes dimanche, et de nombreuses familles des environs sont venues passer la journée en notre compagnie. En l'espace d'une demie-heure, on s'est retrouvé professeurs de natation pour une bande de potes du coin, mais l'état d'ivresse avancée de nos élèves nous a forcé à choisir le lever de coude à la place de la brasse coulée...

Après avoir fait le tour de la région, nous attendons la fin de la Semaine Sainte pour rallier notre prochaine étape: l'île d'Ometepe, au beau milieu du lac!






En León, la sabana no es muy lejos y sobra señalar que el calor sofocante que pega aquí nos retrasa bastante. Por suerte, en Nicaragua, la vida es un río largo y tranquilo, despacio por la mañana y no demasiado rápido por la tarde. Pero hemos visto peor y una mañana, sin saber cómo, logramos escaparnos de León para ir a Granada vía ManaguaNuestra maravillosa experiencia de las capitales de Centroamérica nos lleva a ignorar esta. Un par de horas más tarde, estamos entonces en esta bonita ciudad colonial. El termómetro no ha bajado desde nuestra etapa anterior. Eso promete!

Despierta Granada!

Fue en el año 1524 que Francisco Hernández de Córdoba (ya hablamos de él) fundó Granada, en homenaje a la ciudad del mismo nombre en España. Con su arquitectura morisca, es a veces llamada la Gran Sultana, pero sin mezquitas y minaretes. Ubicada en la orilla del lago de Nicaragua, tiene un acceso directo al Caribe y a Europa vía el río San Juan. Saqueada varias veces por piratas franceses (todavía buscamos tripulación), llegó sin embargo a imponerse como un centro económico importante gracias al comercio de oro y cacao. Hoy en día, la ciudad es un lugar importante para el turismo nacional e internacional, y se siente... Además, la temporada no es realmente adecuada para los viajeros que somos. La Semana Santa está empezando y hay que tener cuidado para no encontrarse atrapado en una de las numerosas procesiones que conmemoran la pasión de Cristo!

Las ruinas del viejo hospital

Nuestra andanzas en la ciudad nos conducen obviamente a visitar a unas iglesias, siempre con un fondo musical que tiene mucho éxito ahora por estos lugares: las marchas fúnebres. Encontramos también por casualidad al viejo hospital, abandonado desde hace unos años y que podría servir como plató de cine para la nueva película de horror de moda. La antigua estación de ferrocarriles, al norte de la ciudad, no tiene mucho que ofrecer sino permitirnos ser niños otra vez a bordo de locomotoras de vapor. Pero hay que ser honesto; en Granada, nuestra actividad principal se reduce a tomar ron y fumar puros.

A unos kilómetros de aquí se encuentra el volcán Masaya, cerca de la ciudad del mismo nombre. El parque nacional se compone de hecho de dos volcanes y cinco cráteres. Entre ellos, el Santiago es el más activo y paradójicamente el único que se puede visitar por las medidas de seguridad implementadas tras los terremotos. Con sus 638 metros de altura, ofrece una buena vista sobre la cordillera volcánica y el lago de Managua. Llamado boca del infierno por los colones españoles, emite constantemente humo denso y grandes cantidades de azufre que limitan la duración de la visita a 10 minutos. De todos modos, es imposible distinguir cualquier cosa, solamente la cruz de Francisco de Bobadilla, colocada en el borde del cráter para conjurar al diablo... El parque nacional del volcán Masaya fue el primero creado en Nicaragua, por Anastasio Somoza Debayle...

El cráter Santiago

Dos años después del asesinato de Sandino, los Estados Unidos eligieron como líder del país al jefe de la Guardia Nacional, Anastasio Somoza. Poco a poco, concentró el poder entre sus manos. Nieto de un famoso bandido y él mismo antiguo delincuente, Somoza y su clan establecieron una dictadura en el país que iba a durar 43 años. Se volvieron ricos gracias a la prostitución, al negocio de alcohol, de ganado y al tráfico de influencia. Se convirtió rápidamente en el terrateniente más grande de Nicaragua. Fortaleció su autoridad con la ayuda de la triste Guardia Nacional, instrumento de represión privilegiado del régimen. En 1956, Somoza fue asesinado pero su hijo Anastasio Somoza Debayle le sustituyó, él mismo reemplazado por su hermano menor Luis Somoza Debayle en 1961.

Ese mismo año fue creado el Frente Sandinista de Liberación Nacional (FSLN), por tres antiguos miembros del movimiento estudiantil exiliados: Carlos Fonseca, Sylvio Mayorga et Tomas Borge. Inspirados por la rebelión de Sandino y la revolución cubana (que tuvo lugar dos años antes), se dieron cuenta que solo la lucha armada podía acabar con el régimen. Después de un intento fallido en 1963, ignorado de la población, los miembros del FSLN, como Sandino, subieron a las montañas para reestructurarse y organizarse. Movilizando a los intelectuales, obreros, algunos terratenientes pero sobretodo a los estudiantes, los fundadores del frente iniciaron una nueva guerilla en 1967 que fue rechazada por la Guardia Nacional, cada vez más odiada por la población por sus exacciones... 

El valle de Masaya

Entre Granada Masaya está la laguna de Apoyo, cráter de un antiguo volcán que se convirtió en un lago. El lugar, muy popular entre los locales, nos ofrece un poco de frescura fuera de la sofocante y turística Granada. Además, es domingo, y muchas familias vinieron a pasar el día en nuestra compañía. En una media hora, nos volvimos profesores de natación para un grupo de jóvenes de Masaya, pero como nuestros alumnos andaban bastante borrachos preferimos el levantamiento de codo al estilo brasa...

Después de haber dado una vuelta en la región, esperamos el fin de la Semana Santa para llegar a nuestra próxima etapa: la isla de Ometepe, en el medio del lago!

Paz y Libertad

vendredi 18 avril 2014

Malgré notre envie de plus en plus pressante de nous rendre au Nicaragua, le Honduras ne semble pas encore prêt à nous laisser partir. Le taxi censé nous faire sortir de T-Gus tombe en panne d'essence au bout de 400 mètres, et le chauffeur nous abandonne un bon moment pour aller remplir son jerrican... Nous arrivons finalement à monter dans un bus, direction Las Manos, poste frontière le plus proche. Là-bas, la chance ne nous sourit toujours pas, puisque les douaniers sont en pause déjeuner (incroyable mais vrai) et il nous faut attendre encore un bon moment avant de pouvoir passer de l'autre côté et payer les 13 dollars de taxe d'entrée au Nica. Tout au long de cet article, nous choisirons le rouge pour décrire ces premiers jours au pays de SandinoRouge comme notre peau en arrivant dans le pays, les quelques jours aux Caraïbes ayant laissé des traces...

León rugit de plaisir à notre arrivée

Après une escale à Ocotal pour nous ravitailler (en poulet frit évidemment), nous partons pour la ville d'Estelí, renommée dans tout le pays pour ses cigares. Cette première étape constitue pour nous un grand bol d'air après plus de 10 jours passés au Honduras. Le Nicaragua présente en effet un taux de criminalité bien inférieur à celui de ses voisins du nord. On peut donc se ballader tranquillement dans la rue sans être constamment sur nos gardes. Les touristes, qui avaient brusquement disparu depuis Copán sont de retour, pour notre plus grand bonheur... Mais ici, un autre type de menace fait son apparition. En effet, plusieurs séismes frappent actuellement le pays, de magnitudes allant jusqu'à 6.6, faisant pas mal de dégâts et laissant derrière eux morts et blessés. Quant à nous, nous étions à bord d'un chicken bus au moment de la secousse. Nous n'avons donc rien senti!

Une église, on ne sait plus laquelle...

Le lendemain nous partons directement pour León, ancienne capitale du pays (par intermittence avec Granada) et accessoirement haut-lieu du sandinisme, mais nous en reparlerons.  La ville a conservé son charme colonial comme trop peu de villes ici dans la région. On y trouve notamment la Cathédrale-basilique royale de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, la plus grande d'Amérique Centrale. En se délestant de 3$, il est possible d'accéder au toit et de s'offrir une jolie vue sur la ville et les volcans alentours. Dans le coin, le thermomètre vire au rouge, car de jour il est difficile de mettre les pieds dehors à cause des températures atteignant les 37°C, à l'ombre... Mais nous trouvons tout de même la force de nous rendre au Musée de la Révolution, géré par des anciens combattants de la révolution sandiniste. Marcelo, qui avait 16 lorsqu'il a pris les armes, nous sert de guide et éclaire notre lanterne (rouge, encore une fois!)  sur cette longue période de trouble qu'a connu le pays.

Stairway to Heaven!

La révolution sandiniste a accompagné plusieurs générations du monde entier dans leur rêve de paix et de liberté. C'est pourquoi  tout au long de nos articles consacrés au Nicaragua, nous parlerons un  peu de ce mouvement qui fut un exemple pour l’Amérique Latine et le reste du monde.

Et pour commencer, réglons le compteur sur 1909 et poussons la manette. Au début du siècle, le pays est aux main de l'Oncle Sam et de ses Marines, présents en masse sur le territoire nicaraguayen. Les Yankees ont le contrôle des banques, des douanes, des moyens de communication et du transport. En 1926, une révolte menée par la bourgeoisie libérale éclate. Mais les États-Unis trouvent un moyen imparable pour la faire taire: mettre à la tête du pays le chef de l'armée libérale, qui dépose les armes en échange de 10 dollars contre chaque fusil.


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Mais un certain Augusto Cesar Sandino, un des "généraux" de l'armée libérale refuse de rendre les armes. Issu d'une famille métisse relativement aisée, Sandino s'était exilé quelques années auparavant au Mexique (lui aussi!)  où la révolution lui avait fait prendre conscience de l'état similaire dans lequel se trouvait son pays. Avec une trentaine d'hommes à peine, il se réfugie dans les montagnes du nord du pays et harcèle sans relâche les troupes nord-américaines. Petit à petit, il est rejoint par quelques 5000 hommes du peuple, paysans dépossédés et ouvriers au chômage.

En 1933, les Marines décident de se retirer du pays après avoir mis sur pied une armée autochtone, la Garde Nationale. Comme l'armée de Sandino -l'Armée de Défense de la souveraineté nationale du Nicaragua- n'avait pas d'autre programme politique que le retrait des troupes étasuniennes elle dépose les armes et ses hommes retournent dans leurs villages. En 1934, la Garde Nationale pourchasse et massacre les anciens sandinistes et lorsque Sandino se rend à Managua pour demander des comptes au gouvernement, il est assassiné sur ordre d'Anastasio Somoza, chef de la Garde Nationale. Sandino est mort mais la révolution à venir a désormais un nom, un symbole et un martyr.

León
, de nos jours. La température de nuit est à peine plus basse et nous veillons constamment à nous hydrater. Les dénommées Toña et Flor de Caña sont d'une aide précieuse dans ce cas. C'est dans la nuit du 14 au 15 avril que le rouge refait son apparition.  En effet, la terre est passée entre le soleil et la lune donnant lieu a une éclipse totale de lune... rouge! C'est un phénomène rare que nous avons eu la chance d'observer car il ne se serait produit que 4 fois en 500 ans!

Le Momotombo depuis les rives du lac de Managua

Après trois jours passés à León, nous prenons la direction du sud pour nous rendre sur les bords du lac Xolotlán, plus connu sous le nom de lac de Managua. On trouve, dans le petit village de Puerto Momotombo, les ruines de León Viejo. En effet, la ville a été fondée une première fois en 1524 par Francisco Hernández de Córdoba, qui donna son nom à la monnaie locale. Suite aux éruptions répétées du volcan Momotombo et aux violents séismes qui l'accompagnèrent, la ville fut définitivement abandonnée en 1610 et refondée quelques kilomètres au nord, à son emplacement actuel.

Malheureusement pour nous, l'histoire semble se répéter car les ruines sont inaccessibles à cause de l'alerte rouge (c'était la dernière, promis) lancée dans tout le pays suite aux derniers mouvements telluriques enregistrés. De notre point de vue, c'est surtout une aubaine pour les locaux qui sont dispensés de travailler en pleine Semana Santa... Malgré tout, nous pouvons apprécier la vue sur le lac, ses plages de sable noir et sur le cône presque parfait du Momotombo. Dans le prochain article, nous vous retrouverons sur les bords d'un autre lac, le Cocibolca, dans la ville de Granada, autre grand lieu historique du pays.





A pesar de nuestro fuerte deseo de llegar a Nicaragua, Honduras no parece estar listo para dejarnos ir. Al taxi que supuestamente nos iba a sacar de T-Gus se le acaba la gasolina después de 400 metros, y el chófer nos abandona un buen rato para ir a llenar su envase. Logramos finalmente subirnos a un bus, rumbo a Las Manos, paso fronterizo más cercano. Allá, tampoco tenemos suerte, ya que los aduaneros están almorzando y nos dejan esperar un buen momento antes de poder pasar a la oficina de migración de Nicaragua y pagar los 13 dólares para entrar. Durante ese artículo, usaremos la palabra roja para describir estos primeros días en el país de SandinoRoja como nuestra piel, porque los varios días en el Caribe dejaron huellas...

La iglesia de la Recolección en León

Después de una escala en Ocotal para llenar el tanque (con pollo frito por supuesto!), nos dirigimos hacia la ciudad de Estelí, que tiene fama por su fábricas de puros. Esta primera etapa nos permite respirar un poco después de más de 10 días en Honduras. Nicaragua tiene de hecho un índice de criminalidad mucho más inferior a los de sus vecinos del norte. Entonces podemos pasear tranquilamente por las calles sin estar constantemente alerta. Los turistas, que habían desaparecido de repente en Copán están de regreso, y eso no da mucha alegría... Pero otro tipo de amenaza aparece. Varios temblores están afectando al país ahora, con magnitudes de hasta 6.6, haciendo bastante daño y dejando a algunos muertos y heridos. En nuestro caso, andábamos a bordo de un chicken bus cuando la tierra tembló, y por eso no sentimos nada!

Vista desde el techo de la catedral

El día siguiente, salimos directamente a León, antigua capital del país (de forma intermitente con Granada) y por cierto lugar importante del sandinismo, pero volveremos a hablar de eso. La ciudad conservó su encanto colonial, como muy pocas aquí en la región. Se encuentra particularmente la Insigne y Real Basílica de la Asunción de la Bienaventurada Virgen María, la más grande de Centroamérica. Después de haber pagado 3$, nos dan permiso para subir al techo y tener una muy buena vista sobre la ciudad y los volcanes que la rodean. Por aquí, el termómetro se vuelve rojo, y de día es difícil salir por la temperatura que alcanza los 37°C, en la sombra... Pero encontramos todavía la fuerza de ir al Museo de la Revolución, administrado por veteranos de la revolución sandinista. Marcelo, que tenía 16 años cuando tomó las armas, nos sirve de guía e ilumina nuestra linterna (roja otra vez!) sobre este largo periodo de dificultades que conoció el país.

El museo de la Revolución

La revolución sandinista acompaño a varias generaciones del mundo entero en su sueño de paz y libertad. Por eso, en nuestros artículos sobre Nicaragua, hablaremos un poco de este movimiento que fue un ejemplo para Latinoamérica y el resto del mundo.

Para empezar, regresamos al año 1909 y apretamos el botón "Play". Al principio de este siglo, el país está en las manos del Tío Sam y sus Marinas, que controlan el territorio nicaragüense. Los Yankees dirigen los bancos, las aduanas, los medios de comunicación y los transportes. En 1926, una rebelión conducida por la burguesía liberal estalla. Pero los Estados Unidos encuentran una manera imparable para acabar con ella: dar el poder al líder del ejército liberal, que deja las armas en cambio de 10 dólares por cada fusil.

Pero Augusto Cesar Sandino, uno de los comandantes del ejército liberal, se niega a entregar sus armas. Nacido en una familia mestiza bastante rica, Sandino se exilió a México (él también!) donde la revolución le hizo darse cuenta de la situación similar en la que se encontraba su propio país. Con 30 hombres apenas, se refugia en las montañas del norte y asalta sin parar a las tropas norteamericanas. Poco a poco, unos 5000 hombres del pueblo, campesinos sin tierras y obreros sin trabajo, se juntan con él.


Luna, llena mi alma de cumbia!

En 1933, los Marinas deciden retirarse del país después de haber creado un ejército autóctona, la Guardia Nacional. Y como el de Sandino -el Ejército Defensor de la Soberanía Nacional-  no tenía otra propuesta que el retiro de las tropas estadounidenses, deja las armas y sus hombres regresan a sus pueblos. En 1934, la Guardia Nacional busca y masacra los antiguos sandinistas y cuando Sandino llega a Managua para pedir explicaciones, es asesinado por Anastasio Somoza, jefe de la Guardia Nacional. Sandino está muerto pero la revolución que viene tiene ahora un nombre, un símbolo y un mártir.

León, hoy en día. La temperatura de noche es apenas más baja y por eso nos hidratamos mucho. Las llamadas Toña y Flor de Caña nos ayudan bastante en esta ocasión. Es durante la noche del 14 al 15 de abril que vuelve el rojo. De hecho, la tierra pasó entre el sol y la luna provocando un eclipse total de luna... roja! Es un fenómeno raro que pudimos observar porque aparentemente se produjo solamente 4 veces en 500 años!

Una vaca disfrutando de la vista sobre el volcán Momotombo

Después de tres días en León, nos dirigimos hacia el sur para llegar en la orilla del lago Xolotlán, también conocido como lago de Managua. Se encuentran, en el pequeño pueblo de Puerto Momotombo, las ruinas de León Viejo. En realidad, la ciudad fue fundada una primera vez en el año 1524 por Francisco Hernández de Córdoba, que dio su nombre a la moneda local. Tras varias erupciones del volcán Momotombo y los temblores que las acompañaron, la ciudad fue definitivamente abandonada en el año 1610 para ser fundada de nuevo 30 kilómetros más al norte, en su ubicación actual.

Desgraciadamente, la historia parece repetirse porque las ruinas están cerradas por la alerta roja (esa fue la última) vigente en todo el país, en respuesta a los últimos movimientos telúricos. Según nosotros, es una bendición para los locales que no tienen que trabajar durante la Semana Santa... A pesar de eso, podemos disfrutar de la vista sobre el lago, sus playas de arena negra y sobre el cono perfecto del Momotombo. En el próximo artículo, estaremos en otro lago, el Cocibolca, en la ciudad de Granada, otro gran lugar histórico en el país.

A T-Gus, monte vite dans l'bus !

dimanche 13 avril 2014

De retour sur la terre ferme, nous passons une courte nuit à La Ceiba avant de reprendre le bus pour Tegucigalpa, la capitale du Honduras. T-Gus (prononcer Tégous) n'a pas grand chose à offrir aux touristes que nous sommes. Malgré tout, elle constitue un passage obligé sur la route du Nicaragua.

Après avoir laissé Marie-Laure à l'aéroport (pas bien plus grand que celui de Saint-Etienne de Saint-Geoirs), nous décidons de rester une nuit dans cette métropole, devenue capitale en 1880 de façon permanente. Elle doit son essor avant tout aux mines d'or et d'argent situées dans les montagnes qui l'entourent. Aujourd'hui, ces montagnes ont été grignotées par l'urbanisation permettant ainsi à T-Gus d'atteindre le million d'habitants.

Á quelques rues du parque central on trouve le Musée de l'Identité Nationale (baptisé ainsi en l'honneur d'un certain Brice Hortefeux), on l'on en apprend un peu plus sur l'histoire du Honduras, des tribus indigènes à l'époque actuelle en passant par la colonisation espagnole et la république bananière.

Tout le monde le sait, Tegucigalpa n'est pas une ville de bisounours et avec un peu de malchance on peut s'attendre à des emmerdes, même en plein centre-ville. Cependant, elles ne viennent pas toujours d'où on l'aurait pensé. Dans notre cas, ce sont les militaires, visiblement intrigués par nos tatouages, qui nous soumettent à une fouille, en pleine rue, afin de voir si par le plus grand des hasards on n'aurait pas un 9mm à la ceinture... Évidemment nos papiers sont restés à l'hôtel mais avec un peu de diplomatie (nous sommes des touristes français caporal!), ils nous laissent poursuivre notre époustouflante visite de la ville après nous avoir serré la main.

De jour, T-Gus est une fourmilière avec un nombre de commerces au mètre carré impressionnant. Et si la ville ne peut pas être qualifiée de belle, on trouve tout de même quelques parcs et églises émergeant de temps en temps à l'angle d'une rue. Mais dès que l'obscurité s'abat, le décor change drastiquement. La nuit tombée, tout ferme sur les coups de 19h et les rues sont envahies d'une faune un peu bizarre. Adolescents se shootant à la colle et ramasseurs de poubelles prennent possession des lieux, dans une ambiance des plus glauques. Les militaires et policiers qui font tellement bien leur travail ont soudainement disparu... Difficile pour nous de vous donner plus de détails, on a comme qui dirait écourté notre ballade nocturne... En voyant ça, on ne peut s'empêcher de se demander ce qui est arrivé à ce pays. Le Dieu qu'ils chérissent tant les aurait-il oublié ?

Qu'est ce qu'on nous reproche au fait?

De regreso en la tierra firme, nos quedamos una noche en La Ceiba antes de tomar el bus hacia Tegucigalpa, la capital de Honduras. T-Gus no tiene mucho que ofrecer a los turistas que somos. Sin embargo, es una etapa indispensable para ir a Nicaragua.

Después de haber dejado a Marie-Laure en el aeropuerto, decidimos quedarnos una noche en esa metrópolis, donde se estableció la capital en el año 1880 de manera permanente. Debe su desarrollo sobre todo a las minas de oro y plata ubicada en las montañas que la rodean. Hoy en día, esta montañas fueron tragadas por la urbanización, permitiendo a T-Gus alcanzar el millón de habitantes.

A unas cuadras del parque central se encuentra el Museo de la Identidad Nacional, donde aprendemos un poco más sobre la historia de Honduras, desde los pueblos indígenas hasta la época actual pasando por la colonización española y la república bananera.

Todos lo saben, Tegucigalpa no es una ciudad de cariñositos y con mala suerte se puedentener algunos problemas, incluso en el centro histórico. Sin embargo, no siempre vienen de donde lo hubiéramos pensado. En nuestro caso, son los militares, visiblemente intrigados por nuestros tatuajes, que nos someten a un registro, en medio de la calle, para ver si de casualidad tenemos a un 9mm... Por supuesto, nuestras identificaciones se quedaron en el hotel pero con un poco de diplomacia (somos turistas franceses caporal!), nos dejan seguir con nuestra asombrosa visita de la ciudad, después de un apretón de manos.

De día, T-Gus es un hormiguero con un impresionante número de tiendas por metro cuadrado. Y si no se puede calificar la ciudad de bonita, se encuentran todavía algunos parques e iglesias apareciendo de vez en cuando en una esquina. Pero una vez que la oscuridad cae, el paisaje cambia de manera drástica. De noche, todo cierra alrededor de las 7 y las calles son invadidas por una fauna un poco rara. Adolescentes esnifando pegamento y cartoneros toman posesión del lugar, creando un ambiente bastante siniestro. Los militares y policías, que hacen tan bien su trabajo, desaparecieron de repente... Es difícil para nosotros darles más detalles, acortamos un poco nuestro paseo nocturno... Viendo eso, no podemos dejar de pensar, ¿que pasó con este país? ¿El Dios que valoran tanto les hubiera olvidado?

Los caminos de la vida... (Pirates ! (2/2))

vendredi 11 avril 2014

L'île de Chachahuate II, où nous mouillons, n'est en fait qu'un petit îlot qui doit faire un hectare tout au plus. Quelques cabanes un brin délabrées, deux chiens, quelques poules, rats, iguanes, pélicans et mouettes serviront de décor pour le temps que nous passerons ici. Lors de notre exploration de l'île, nous nous rendons vite compte que la seule ressource à notre disposition n'est ni plus ni moins que le cocotier. Mais sans machette, croyez-nous, ouvrir une coco de agua, n'est pas chose aisée et devient vite une obsession. Heureusement, la vedette de l'île et accessoirement son gérant, n'est jamais très loin. Et les présentations sont rapides. "Bonjour je m'appelle Carthagène et j'aime le rhum". Tout est dit ! Natividad Cartagena (littéralement Nativité Carthagène) et son épouse Alejandra sont au petits oignons avec nous et nous adoptent rapidement. Bienvenue chez nous !

Chachahuate II dans son ensemble

L'archipel de Cayos Cochinos est loin de connaître l'agitation de la plupart des îles de la mer des Caraibes mais vous trouverez quand même de quoi faire passer le temps. Vous pouvez par exemple aller en marchant/nageant à l'île voisine de Chachahuate I, pas bien plus grande que la nôtre, mais recouverte jusqu'au moindre recoin d'un village garífuna où il est possible d'acheter quelques canettes d'Imperial, la bière locale. Et oui, nous, quand on veut aller picoler, il nous suffit de changer d'île !

Chachahuate I, notre bar

Lorsque vous avez fait le tour de Chachahuate I, vous pouvez aussi monter dans une barque avec vos palmes, masques et tubas pour aller plonger au milieu du corail. Il faut dire que la faune y est tout simplement impressionnante. Des oursins de la taille de ballons de football aux tortues de mer, en passant par les énormes barracudas, les raies mantas et les poissons multicolores (désolé Fab, on a pas retenu les noms !), on peut facilement passer plusieurs jours la tête dans l'eau.

Un boa rosé en plein effort... Désolé Pit' on pourra pas t'en ramener un !

Si vous avez du mal à retourner à la vie aquatique, pas de problème ! Demandez juste au pilote du bateau de vous laisser sur l'une des deux plus grandes îles et en vous baladant, vous n'aurez aucun problème à rencontrer quelques scorpions, des boas rosés (espèce vivant uniquement aux Cayos), des mygales et même, si vous êtes chanceux, la sœur de Cristiano Ronaldo, venue participer au programme de télérealité espagnol Supervivientes.


Cartagena part au ravito!

Et puis si vous voulez juste passer du bon temps, jetez-vous dans un des hamacs en vous laissant bercer par la bise marine, grimpez dans un cocotier à la recherche de cocos ou écoutez les mille et une histoires de Natividad. Nous c'est ce qu'on a fait pendant que sa femme nous cuisinait du poisson au lait de coco et on a bien rigolé. Entre ses galères de marin, son amour pour le rhum et son acquisition récente d'une AK-47 Kalachnikov pour éviter tout nouveau vol de son bateau, nous sommes désormais persuadés que le lieu devrait être rebaptisée Isla Cartagena !

Coucher de soleil sur Chachahuate II

Le temps s'est donc arrêté sur Chachahuate II et le vent du hasard nous a même apporté un beau matin Nina et Alex. Nous sommes 5, c'est donc assez pour penser sérieusement à notre projet de piraterie. Mais le mauvais temps coupe court à nos rêves d'or et d'aventure car nous devons rapidement rejoindre les côtes du Honduras à travers une mer agitée pour éviter d'essuyer de plein fouet la tempête qui s'annonce ! Tonnerre de Brest ! Prochaine étape : Tegucigalpa, la fascinante capitale du pays !





La isla de Chachahuate II, donde llegamos, es de hecho un pequeño cayo que debe medir una hectárea a lo más. Algunas cabañas medio ruinosas, dos perros, unas gallinas, ratas, iguanas, pelícanos y gaviotas componen el paisaje durante el tiempo que pasaremos aquí. Mientras exploramos la isla, nos damos cuenta rápidamente que el único recurso que tenemos es el cocotero. Pero sin machete, créenos, abir un coco no es algo fácil y pronto se convierte en una obsesión. Afortunadamente, la estrella de la isla, y por cierto su encargado, nunca se encuentra muy lejos. Y la introducción es rápida. "Hola, soy Cartagena y me gusta el ron". Natividad Carthagena y su esposa Alejandra nos atienden y hasta nos adoptan desde el primer día. Bienvenidos a casa!

Frente a nuestra casa

El archipiélago de Cayos Cochinos no conoce ni la décima parte de la agitación de las otras islas del Caribe pero encontrarán todavía algo para pasar el tiempo. Pueden por ejemplo ir caminando/nadando a la isla vecina de Chachahuate I, igual de grande que la nuestra, pero llenísima de cabañas que forman un pueblo garífuna donde se puede comprar unas botellas de Imperial, la cerveza local. Así es! Cuando queremos chupar solamente hay que cambiar de isla!

Hoy no habrá tráfico!

Cuando hayan visitado Chachahuate I, pueden también subir a una lancha con aletas, máscaras y tubos para ir a bucear en medio del coral. Hay que decir que la fauna es simplemente impresionante. Desde los erizos de mar del tamaño de una pelota de fútbol hasta las tortugas de mar, pasando por enormes barracudas, manta rayas y peces de todos colores, nos podemos quedar fácilmente varios días en el agua.

Nuestra playa privada

Y si les cuesta volver a la vida acuática, no hay problema! Pidan al capitán dejarlos en una de las dos islas grandes para caminar un poco y observar a unos escorpiones, boas rosadas (especie viviendo únicamente en los Cayos), tarántulas, y si tienen suerte, a la hermana de Cristiano Ronaldo, que vino a competir en el programa de telerrealidad español Supervivientes.


Listos pa la cena?

Y si solamente quieren pasarla bien, acóstense en una de las hamacas escuchando el sonido del mar, súbense a un árbol buscando cocos o escúchen las mil y una historias de Natividad. Es lo que hicimos mientras su esposa nos cocinaba pescado con leche de coco, y nos divertimos. Entre sus problemas de marinero, su amor para el ron, y su reciente adquisición de un AK-47 Kalachnikov para que no le vuelvan a robar su barco, estamos convencidos que el lugar debería llamarse Isla Cartagena!

Se va la luz, a dormir pues!

El tiempo se detuvo entonces en Chachahuate II, y el viento nos trajo una mañana a Nina y Alex. Somos 5, y es bastante para pensar seriamente a nuestro proyecto de piratería. Pero un frente frío pone un fin a nuestro sueño de oro y aventura porque tenemos que volver rápidamente a la costa de Honduras, por un mar agitado para evitar la tormenta que viene. Próxima etapa: Tegucigalpa, la fascinante capital del país!